Lorsque les 3 112,5 millions de RD$ en vigueur en juillet sont ajoutés, la différence s'accroît : le budget des travaux dépasse le budget total du Sénat de la République (3 010,8 millions de RD$) de 3,4 % et celui du ministère du Travail de 7,3 %
SAINT-DOMINGUE– Le Comité exécutif pour les infrastructures dans les zones touristiques (CEIZTUR), rattaché au ministère du Tourisme (MITUR), gère un budget de 4 103,2 millions de RD$ pour 2026, dont 2 940,8 millions de RD$ étaient initialement alloués au compte des travaux, un poste budgétaire qui, en juillet, a été révisé à la hausse à 3 112,5 millions de RD$, selon les rapports d’exécution de la Direction générale du budget (DIGEPRES).
CEIZTUR a été créé en 2005 par le décret 336-05, modifié ultérieurement par le décret 403-05, selon le registre des institutions d'État tenu par l'Office gouvernemental des technologies de l'information et de la communication (OGTIC), dans le but de préparer et d'approuver le plan général de développement des infrastructures dans les zones touristiques, de définir les priorités d'exécution de ces travaux et d'attribuer les appels d'offres correspondants, fonctions que l'institution détaille elle-même sur son site web.
Ce montant prend une toute autre dimension lorsqu'on le compare au budget total des autres agences d'État, approuvé pour couvrir l'ensemble de leurs opérations durant l'année.
Comparé au budget général de CEIZTUR (4 103,2 millions de RD$), le ministère de la Justice dispose de 4 175,7 millions de RD$ et l'Institut national des transports terrestres (INTRANT) de 4 431,3 millions de RD$, tous deux supérieurs au montant de CEIZTUR.
Parallèlement, le Service d'urgence global 911 dispose d'un budget approuvé de 3 838,5 millions de RD$, soit 6,9 % de moins que CEIZTUR, et l'Institut national de formation et de perfectionnement des enseignants (INAFOCAM) dispose d'un budget approuvé de 3 421,4 millions de RD$, soit 19,9 % de moins.
Il surpasse plusieurs ministères
La comparaison est encore plus frappante si l'on considère uniquement le budget de construction du CEIZTUR. Avec son allocation initiale de 2 940,8 millions de RD$, ce budget dépasse la somme des budgets du ministère du Travail (2 899,5 millions de RD$, soit 1,4 % de moins), du ministère de la Culture (2 867,2 millions de RD$, soit 2,6 % de moins) et de la Direction nationale de contrôle des drogues (2 640,5 millions de RD$, soit 11,4 % de moins).
Lorsque les 3 112,5 millions de RD$ en vigueur en juillet sont ajoutés, la différence s'accroît : le budget des travaux de CEIZTUR dépasse le budget total du Sénat de la République (3 010,8 millions de RD$) de 3,4 % et celui du ministère du Travail de 7,3 %.
D'autres organismes gèrent des budgets d'un ordre de grandeur similaire pour ce poste budgétaire consacré aux travaux publics. Le Bureau du Contrôleur général dispose d'une enveloppe de 3 284,6 millions de pesos dominicains (RD$), soit 5,2 % de plus que le budget actuel du CEIZTUR pour les travaux publics, et l'Institut dominicain pour la prévention et la protection contre les risques professionnels (EIPD) dispose d'une enveloppe de 3 105 millions de RD$, soit un montant pratiquement identique.
Le contraste est tout aussi frappant à l'autre extrémité de l'échelle. Alors que la Direction générale des passeports dispose d'un budget total de 2 447,1 millions de pesos dominicains pour 2026, soit 27,2 % de moins que le seul budget de construction de CEIZTUR, les Archives nationales, quant à elles, ne disposent que de 371,7 millions de pesos dominicains, soit plus de huit fois moins.
Note : Les chiffres de CEIZTUR et des organismes comparés proviennent de la même base d'exécution budgétaire DIGEPRES pour l'exercice financier 2026.
Le montant initial correspond au budget approuvé en début d'année ; le montant actuel intègre les modifications enregistrées jusqu'en juillet. Il est important de noter qu'aucun de ces chiffres ne représente des dépenses réelles.
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