Les dépenses environnementales restantes, qui comprennent la biodiversité, la gestion des déchets et la protection de l'air, de l'eau et du sol, ont augmenté de 12,4 %, passant de 7 778,90 millions de RD$ à 8 740,52 millions de RD$, selon des calculs basés sur les données de l'ONE (Office national des statistiques)
SAINT-DOMINGUE. – Sur les 4 055,66 millions de RD$ alloués à la lutte contre le changement climatique en 2025, 73,99 % correspondaient à la réduction des risques de catastrophes climatiques, soit environ 3 001 millions de RD$, selon l’infographie sur les dépenses environnementales et climatiques publiée le 22 octobre 2026 par l’Office national des statistiques (ONE).
En 2024, ce même poste s'élevait à 246,66 millions de RD$, selon le Bulletin statistique environnemental n° 10 de l'ONE lui-même, à partir de juin 2025, et le bond de ce poste explique une bonne partie de l'augmentation des dépenses environnementales totales, qui sont passées de 8 620,59 millions de RD$ en 2024 à 12 796,18 millions de RD$ en 2025, soit une augmentation de 48,44 % selon l'ONE.
Avec ces chiffres, l'augmentation absolue s'élève à 4 175,59 millions de RD$, et la réduction des risques de catastrophe contribue à hauteur d'environ 2 754 millions de RD$, soit 66 %.
Les dépenses consacrées au changement climatique sont passées de 841,69 millions de pesos dominicains (RD$) en 2024, soit 9,78 % des dépenses environnementales, à 4 055,66 millions de RD$ en 2025, soit 32 %, selon le bulletin et l’infographie. La réduction des risques de catastrophe représentait 29,3 % des dépenses climatiques en 2024, d’après les calculs effectués à partir des chiffres du bulletin (246,66 millions de RD$ sur 841,69 millions de RD$), et ce pourcentage a atteint 73,99 % en 2025.
Alors que les dépenses liées à la lutte contre les changements climatiques ont presque quintuplé, les mesures d'atténuation sont restées quasiment inchangées. Le bulletin fait état de 5,19 millions de pesos dominicains alloués à l'atténuation en 2024, soit le montant le plus faible parmi les sept catégories analysées.
L'infographie de 2025 classe l'atténuation dans la catégorie « autres », qui représente 0,45 % des dépenses climatiques, et lui attribue dans une note de bas de page 0,14 %, soit environ 5,7 millions de dollars RD selon le calcul avec le total de l'année, ce qui équivaut à 0,04 % des dépenses environnementales pour 2025.
Les deux autres lignes plus petites dans la ventilation de 2024 n'ont pas non plus augmenté : la gouvernance des risques de catastrophes climatiques est passée de 11,19 millions de RD$ à environ 7,7 millions de RD$, et les autres mesures d'adaptation, de 6,91 millions de RD$ à environ 4,9 millions de RD$, selon le calcul avec les pourcentages de l'infographie, 0,19 % et 0,12 %.
Le Bulletin n° 10 décrit la tendance pour 2024 : il indique que la répartition des dépenses climatiques montre une nette orientation vers la prévention et la réduction des risques, avec moins de dépenses consacrées à l'atténuation des catastrophes et à la réponse aux catastrophes, et relie cette orientation au statut de la République dominicaine en tant que petit État insulaire en développement, exposé aux événements climatiques.
Les documents ne précisent pas quels programmes, institutions ou ouvrages composent la ligne budgétaire relative à la réduction des risques de catastrophe, ni si les chiffres de 2025 correspondent à des dépenses effectivement réalisées, comme l'indique le bulletin de 2024.
L'infographie inclut également une catégorie « intervention et rétablissement après une catastrophe », à 10,51 %, qui n'apparaît pas dans le détail du bulletin de 2024 ; la comparaison entre les deux années dépend donc de la confirmation par l'ONE qu'il s'agit de la même classification.
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