Investissements résidentiels , tourisme, immobilier, RENATUR en pause : que proposait le projet et où en est-on aujourd’hui ?

RENATUR en pause : que proposait le projet de loi et que se passe-t-il maintenant ?

L'association a appelé les propriétaires, les hôtes, les gestionnaires, les investisseurs et les promoteurs à participer activement au processus de révision, et d'ici là, on ne saura pas quelle part de ce schéma initial sera maintenue et quelle part sera ajustée en fonction des observations techniques soulevées par ADORECO et d'autres parties prenantes

SAINT-DOMINGUE– Selon les chiffres du ministère du Tourisme cités par ADORECO, le pays compte actuellement environ 60 000 propriétés en location de courte durée et plus de 140 000 chambres sous cette modalité, un écosystème qui implique propriétaires, hôtes, administrateurs, sociétés de gestion immobilière, investisseurs et prestataires de services.

Bien que la réglementation ait été mise sur la table des négociations, il est nécessaire de comprendre ce qu'elle proposait dans sa version originale, car ce premier projet constitue la base sur laquelle sera construite la proposition suivante et parce qu'il anticipe le type d'obligations qui réapparaîtront probablement, avec des ajustements, dans la version finale.

Le brouillon original, acteur par acteur

Les propriétairesdevaient enregistrer individuellement chaque bien qu'ils louaient, même s'ils ne le géraient pas directement, en fournissant une assurance responsabilité civile, une pièce d'identité, ainsi que des informations détaillées sur l'adresse et leurs coordonnées.

Le point le plus sensible pour les résidents d'immeubles en copropriété : ils étaient soumis aux décisions de l'assemblée des propriétaires ; ainsi, si celle-ci s'opposait aux locations de courte durée, le bien ne pouvait être enregistré, même s'il fonctionnait déjà selon cette modalité avant la résolution.

Les gestionnaires immobiliersétaient tenus d'identifier et d'enregistrer individuellement chaque propriétaire des biens dont ils géraient la propriété, les exigences variant selon que le propriétaire était une personne physique, une personne morale ou un non-résident. Ces derniers devaient faire face à une obligation supplémentaire : désigner un « prestataire de services » disposant d'une représentation légale dans le pays. Les gestionnaires immobiliers devaient également être à jour de leurs informations auprès de la DGII (Direction générale des impôts) et présenter un extrait de casier judiciaire vierge.

Les hôtes. Le projet de loi les définissait au sens large comme toute personne en charge de la gestion et interagissant avec le client, que ce soit en personne ou par voie automatisée. Les non-résidents, à l'instar des administrateurs, dépendaient d'un prestataire de services qui en était responsable localement.

Les plateformes numériquessont passées du statut d'intermédiaires commerciaux à celui d'autorités de régulation de facto : elles ont dû exiger une preuve RENATUR pour tous les nouveaux biens, accorder un délai de 60 jours aux biens déjà référencés et, après cette période, cesser de faire la publicité de ceux qui n'étaient pas enregistrés.

Ils étaient également tenus de signaler au MITUR tout « incident » résultant de mauvaises pratiques, pouvant entraîner la révocation d'un enregistrement de propriété.

Pour les clients. Sur le papier, la résolution visait à garantir des normes minimales de sécurité, d'hygiène et de protection contractuelle, conformément à la loi n° 358-05 relative à la protection des consommateurs. Le risque était toutefois que les difficultés liées à la procédure d'enregistrement ne réduisent temporairement l'offre formalisée disponible, le temps que le secteur s'adapte.

Le secteur dans son ensemble. Le projet de loi prévoyait une période de transition de trois mois pour permettre à des milliers de propriétés de finaliser leur inscription, ce qui a suscité des inquiétudes quant à l'exclusion des opérateurs de bonne foi des plateformes, simplement pour ne pas avoir terminé la procédure dans les délais impartis.

À cela s'ajoutait une contradiction interne relevée par des spécialistes : le texte définissait le « court séjour » comme exigeant des fins « non commerciales », mais réglementait en pratique toute une industrie commerciale.

Que s'est-il passé et que va-t-il se passer ensuite ?

Le ministère du Tourisme (MITUR) a retiré lundi 20 juillet le projet de résolution visant à créer le Registre national des hébergements touristiques (RENATUR), afin de laisser place à une table de dialogue avec les acteurs de l'écosystème de la location de courte durée.

La décision a été communiquée par la conseillère juridique de l'institution, Brenda Morales, qui a indiqué que le projet serait retiré du portail institutionnel le temps de mettre en place un processus de consensus auquel l'Association dominicaine des loyers de courte durée (ADORECO) a été invitée.

Le syndicat, qui avait demandé quelques jours auparavant une prolongation de la période de consultation publique car il estimait que l'analyse technique et juridique du projet était insuffisante, a décrit ce retrait comme « une étape importante vers l'élaboration d'une réglementation moderne et équilibrée offrant une plus grande sécurité juridique ».

Selon l'organisation, sa propre équipe multidisciplinaire, composée d'avocats, de spécialistes des politiques publiques, de gestionnaires immobiliers et d'hôtes, avait mené une analyse technique du projet avant l'annonce de son retrait.

Le processus étant désormais placé sous dialogue, la question qui se posera dans les mois à venir est de savoir quelle part de ce schéma initial sera maintenue et quelle part sera ajustée en fonction des observations techniques soulevées par ADORECO et d'autres acteurs.

Le secteur a appelé les propriétaires, les hôtes, les gestionnaires, les investisseurs et les promoteurs à participer activement au processus d'examen.

Lectures recommandées :

Soyez le premier à être informé des actualités les plus exclusives

spot_img
Solangel Valdez
Solangel Valdez
Journaliste, photographe et spécialiste des relations publiques. Aspirante écrivaine, lectrice, cuisinière et voyageuse.
Articles connexes
Publicité Banner Coral Golf Resort SIMA 2025
Publicité spot_img
Publicitéspot_img