Chaque année, le 25 novembre, est commémorée la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Elle a été officiellement instituée en 1981 par les Nations Unies (ONU). Cette date a été choisie en mémoire de Patria, Minerva et María Teresa, les sœurs Mirabal, trois militantes dominicaines brutalement assassinées par le régime de Rafael Leónidas Trujillo le 25 novembre 1960, alors qu'elles revenaient d'une visite à leurs maris, emprisonnés à Puerto Plata.
Des organisations mondiales les plus représentatives aux organisations moyennes et petites, toutes s'arrêtent en cette date mémorable pour rendre hommage aux trois héroïnes qui ont combattu, à travers le mouvement du 14 juin, pour mettre fin à la tyrannie de Trujillo qui, pendant 30 ans, a soumis la République dominicaine aux tortures, répressions, abus, meurtres, etc. les plus sanglants.
Aujourd'hui est l'occasion idéale de brandir l'étendard de la sensibilisation et de la réflexion sur l'importance de continuer à œuvrer pour l'éradication des terribles violences qui affectent les sociétés du monde entier à chaque instant, en particulier les violences sexistes qui bouleversent la vie de millions de femmes et laissent des cicatrices insurmontables à celles qui les subissent.
Dans son dernier rapport, ONU Femmes révèle que les violences sexistes se sont aggravées en raison de la COVID-19. Le document montre que le sentiment de sécurité des femmes a diminué, ce qui a des répercussions négatives importantes sur leur bien-être mental et émotionnel.
Ce rapport paraît au moment où le monde lance les 16 jours d'activisme contre la violence sexiste, du 25 novembre au 10 décembre, sur le thème mondial défini par la campagne UNiTE du Secrétaire général de l'ONU : «Orangez le monde : Mettez fin à la violence contre les femmes MAINTENANT !».
« La pandémie de COVID-19, qui a nécessité des mesures d’isolement et de distanciation sociale, a engendré une seconde pandémie de violences cachées à l’égard des femmes et des filles, souvent confinées avec leurs agresseurs. Ces nouvelles données soulignent l’urgence de déployer des efforts concertés pour mettre fin à cette situation », a déclaré Sima Bahous, directrice exécutive d’ONU Femmes.
Une enquête menée par El Inmobiliarioa révélé que près de 70 % du personnel des agences immobilières de Saint-Domingue est composé de femmes, majoritairement des jeunes femmes ; dans de nombreux autres cas, ces entreprises sont dirigées par des femmes talentueuses et compétentes, formées pour assumer des rôles de leadership à différents niveaux et contribuer à des causes sociales.
Si, à travers nos différentes plateformes, nous apportons une modeste contribution au changement social, en l'occurrence en présentant la situation des violences faites aux femmes et leurs conséquences, nous contribuons à sensibiliser les générations plus âgées et plus jeunes à l'impact de ce problème dans nos pays et dans le monde.
« Le changement est possible, et il est temps de redoubler d’efforts pour éliminer ensemble les violences faites aux femmes et aux filles d’ici 2030 », affirme l’ONU. J’ajouterais que si, dès le 25 novembre, nous lançons une campagne pour nous unir et dénoncer cette situation, nous contribuerons à sensibiliser les nouvelles générations à la réalité de ces violences qui touchent plus de la moitié de la population.




