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Facturation électronique en République dominicaine : qu’est-ce que c’est, comment la mettre en œuvre et quelle est la date limite ?

SAINT-DOMINGUE – Si vous êtes propriétaire d'une entreprise en République dominicaine, quelle que soit sa taille (magasin, entreprise de construction, agence immobilière, hôtel ou cabinet médical), cette mesure vous concerne directement. La facturation électronique est désormais obligatoire dans le pays. Bien que la DGII (Direction générale des impôts de la République dominicaine) ait récemment accordé un délai supplémentaire de six mois aux petites entreprises, ce délai ne signifie pas que vous pouvez attendre. Vous avez jusqu'au 15 novembre 2026 pour mettre en œuvre la facturation électronique.

Ce guide explique ce qu'est la facturation électronique, à qui elle s'applique, la date limite, les démarches à suivre pour s'y conformer et les conséquences du non-respect de cette obligation.

Les bases : qu’est-ce que c’est et pourquoi c’est important ?

Une facture papier ne suffit plus

Pensez à la dernière fois où vous avez demandé une facture à un commerçant. On vous a probablement remis un reçu imprimé avec un numéro. C'est le mode de facturation utilisé par la plupart des PME aujourd'hui. La loi 32-23 relative à la facturation électronique, adoptée le 16 mai 2023, impose la modification de cette méthode : toutes les factures doivent être émises par voie électronique, dans un format standard, signées électroniquement et transmises en temps réel à la Direction générale des impôts (DGII).

Cette obligation n'est pas facultative et ne concerne pas uniquement les grandes entreprises. Elle s'applique à la quasi-totalité des entreprises exerçant leur activité dans le pays.

Qu'est-ce qu'une facture électronique ?

Une facture électronique fonctionne comme une facture papier : elle enregistre une vente ou une prestation de service, indique le prix et sert de justificatif légal et fiscal pour la transaction. La différence réside dans le fait qu’elle n’est pas imprimée : elle est générée dans un format numérique spécifique (XML), signée électroniquement pour garantir son authenticité et transmise automatiquement à l’administration fiscale (DGII) dès son émission.

Juridiquement, ces factures électroniques sont appelées e-CF (reçus fiscaux électroniques). Une fois signées et transmises à la DGII, elles ne peuvent plus être modifiées.

Qui est impliqué ?

Trois acteurs interviennent dans chaque transaction de facturation électronique :

  • Le vendeur (émetteur électronique) : celui qui émet la facture. Il doit être habilité à le faire par la DGII.
  • L'acheteur (destinataire électronique) : celui qui reçoit la facture.
  • La DGII : reçoit chaque facture instantanément, la valide et l'enregistre dans le système.

À qui cela s'applique-t-il et quand ?

La loi n'a pas fixé de date unique pour tous. Elle l'a fait par étapes, en commençant par les plus grandes entreprises :

De quel type d'entreprise s'agit-il ?Depuisquand êtes-vous tenu de facturer par voie électronique ?
Grandes entreprises nationales (les plus grandes entreprises du pays)À partir de 2024 — ils y sont déjà obligés
grands et moyens contribuables locauxÀ partir de novembre 2025 — ils y sont déjà obligés
Petits, micro et non classés15 novembre 2026
(prolongation comprise)

Si vous ne savez pas à quelle catégorie vous appartenez, vous pouvez le vérifier en consultant votre RNC (Registre national des contribuables) sur le site web de la DGII (Direction générale des impôts). Si votre nom ne figure pas sur les listes des grandes entreprises nationales ou des grandes et moyennes entreprises locales, vous appartenez aux catégories des petites, micro-entreprises et entreprises non classées, et votre date limite est le 15 novembre 2026.

La prolongation annoncée par la DGII en mai 2026

Le 6 mai 2026, la DGII (Direction générale des impôts de la République dominicaine) a annoncé officiellement que les petites entreprises, les micro-entreprises et les entreprises non classées bénéficieraient d'un délai supplémentaire de six mois pour mettre en place la facturation électronique. La date limite, initialement fixée au 15 mai 2026, a été reportée au 15 novembre 2026. Cette prolongation s'applique automatiquement à toutes les entreprises de cette catégorie ; aucune demande ni procédure particulière n'est requise pour en bénéficier.

Toutefois, la DGII a clairement indiqué qu'une fois ce nouveau délai expiré, les entreprises n'ayant pas mis en place le système s'exposeraient à des infractions fiscales et à des sanctions.

Et qu'en est-il des institutions étatiques ?

Les entités gouvernementales étaient également tenues d'adhérer au système : celles classées comme grandes entreprises nationales à partir de mai 2024, et les autres avant le 15 mai 2026.

Les dix types de factures électroniques : laquelle utiliser dans chaque cas

Les factures électroniques ne sont pas toutes identiques. La loi définit dix versions différentes selon le type de transaction. Chacune possède un numéro qui figure dans le code de la facture :

  1. Facture de type 31 — Facture de crédit d'impôt : Il s'agit du type de facture le plus couramment utilisé par les entreprises. Elle est employée lors de la vente à une autre entreprise ou à un contribuable qui doit justifier une dépense ou demander un crédit d'impôt auprès de la DGII (l'administration fiscale de la République dominicaine). C'est l'équivalent électronique de la facture avec valeur de TVA actuellement en vigueur.
  2. Type 32 — Facture au consommateur : pour les ventes aux clients finaux qui ne bénéficient pas d’un crédit d’impôt. Si vous êtes propriétaire d’un magasin, d’un restaurant ou si vous offrez un service au public, il s’agit de votre facture habituelle.
  3. Type 33 — Note de débit : Ce document sert à recouvrer des frais supplémentaires après l’émission d’une facture. Il peut s’agir, par exemple, d’intérêts de retard ou de frais de transport non inclus dans la facture initiale. Il ne peut être émis qu’au nom du même client que la facture d’origine.
  4. Type 34 — Avoir : contrairement à la facture originale, il sert à corriger ou annuler une facture déjà émise, à appliquer des remises ultérieures ou à enregistrer des retours. Il est adressé au même client que la facture initiale.
  5. Type 41 — Reçu d’achat : utilisé lorsque vous achetez quelque chose auprès d’une personne qui n’est pas enregistrée comme contribuable auprès de la DGII.
  6. Type 43 — Dépenses mineures : pour enregistrer les petits paiements effectués par les employés au nom de l'entreprise : billets, stationnement, consommables, péages et similaires.
  7. Type 44 — Régimes spéciaux : facturer les sociétés ou les particuliers qui bénéficient d’exemptions de l’ITBIS ou de l’ISC parce qu’ils sont couverts par des lois spéciales approuvées par le Congrès.
  8. Type 45 — Gouvernemental : exclusivement destiné aux ventes au gouvernement central, aux institutions décentralisées, à la sécurité sociale ou à toute entité de l'État qui n'a pas d'activité commerciale.
  9. Type 46 — Exportations : pour la déclaration des ventes de marchandises à l’étranger. Utilisé par les exportateurs nationaux, les zones franches et les zones franches commerciales.
  10. Type 47 — Paiements à l'étranger : pour les paiements d'argent à des personnes ou des entreprises qui vivent à l'extérieur de la République dominicaine et qui génèrent des revenus de sources dominicaines, avec l'obligation de retenir l'impôt sur le revenu.

Chaque facture électronique possède un numéro de 13 caractères qui l'identifie : la lettre « E », deux chiffres indiquant le type et dix chiffres de séquence.

Comment mettre en œuvre la facturation électronique : la procédure officielle complète

PHASE 1 : Préparation (que faire avant de toucher la page DGII)

Étape 1 : Vérifier l'état du RNC

Avant d'entamer toute procédure, vous devez vous assurer que le Registre national des contribuables (RNC) de l'entreprise est actif et à jour de toutes ses obligations fiscales : déclarations déposées, impôts payés et aucun arriéré.

Pour le vérifier : rendez-vous sur dgii.gov.do → rubrique « Demandes » → « Statut du contribuable » → saisissez le numéro du RNC.

En cas de dettes ou de déclarations en retard, il est impératif de les régulariser avant de poursuivre. La DGII ne traite pas les demandes des émetteurs dont le RNC présente un statut irrégulier.

Étape 2 : Désigner l’utilisateur administrateur e-CF

Vous devez désigner auprès de la DGII (l'administration fiscale de la République dominicaine) la personne responsable de la gestion des factures électroniques de l'entreprise. Cette personne est appelée « Administrateur e-CF ». Il

peut s'agir du propriétaire, du gérant ou du représentant légal de l'entreprise, mais elle doit être inscrite au RNC (Registre national des contribuables) de l'entreprise en tant qu'associé, administrateur, actionnaire, représentant ou autre personne reconnue par la DGII. Il ne peut s'agir du comptable si ce dernier n'a pas de lien formel enregistré au RNC.

Procédure : Accédez au Bureau virtuel de la DGII (OFV) à l'adresse ofv.dgii.gov.do → Menu « Demandes » → « Mise à jour du RNC » → Remplissez le formulaire avec les informations de la personne désignée → Joignez les documents requis (lettre de demande signée et, pour les personnes morales, une copie du registre du commerce mis à jour) → Soumettez la demande.

Étape 3 : Obtenir le certificat numérique (signature électronique)

Pour émettre des factures électroniques, le responsable doit disposer d'une signature numérique. Il s'agit d'un certificat numérique pour les procédures fiscales, qui fait office de sceau électronique personnel et garantit l'authenticité et l'intégrité de chaque facture.

Ce certificat est obligatoire pour tous, même pour ceux qui utilisent l'outil gratuit de la DGII. Il ne peut être obtenu qu'auprès d'organismes agréés par INDOTEL. Actuellement, trois options sont disponibles en France :

La procédure auprès de chacun de ces organismes comprend une demande, une vérification d'identité et la délivrance d'un certificat. Le délai varie selon le fournisseur, mais il est généralement de 1 à 5 jours ouvrables.

Points importants concernant le certificat :

  • Elle doit être au nom du propriétaire de l'entreprise ou de son représentant autorisé. Elle ne peut pas être au nom du comptable.
  • Sa durée de validité varie de 1 à 2 ans selon le fournisseur, et elle doit être renouvelée avant son expiration.
  • Pour ceux qui utilisent le système de facturation gratuit DGII, le certificat délivré par cet outil est valable un an et est exclusivement destiné à une utilisation sur cette plateforme.

Étape 4 : Choisissez le mode d’émission des factures

Il existe trois façons de générer des factures électroniques. Ce choix est important avant d'entamer la procédure avec la DGII car il détermine le processus de certification :

Option A — Système de développement personnalisé : Pour les entreprises disposant d’une équipe technique interne et souhaitant développer leur propre logiciel de facturation. Cette option exige le respect des spécifications techniques de la DGII et la réussite d’une certification technique plus poussée. Elle convient aux moyennes et grandes entreprises dotées de compétences internes.

Option B — Prestataire de services agréé : Une entreprise spécialisée disposant d’un système pleinement opérationnel est mandatée. Il s’agit de l’option la plus courante. Le prestataire doit être agréé par la DGII (l’administration fiscale de la République dominicaine). La liste des prestataires agréés est disponible sur le site dgii.gov.do.La procédure d’agrément initiale est réalisée auprès d’un seul prestataire, mais il est possible de faire appel à plusieurs prestataires ultérieurement pour différentes étapes du processus.

Option C — Outil de facturation gratuit de la DGII : Le Service des impôts des États-Unis (IRS) propose un outil gratuit pour l’émission de factures électroniques. Il est conçu pour les petites entreprises, les professionnels indépendants et les particuliers dont le volume de ventes est faible (environ 150 factures par mois). Les personnes qui choisissent cette option n’ont pas besoin de suivre la procédure de certification technique complète, mais doivent posséder un certificat numérique. Inconvénient : les utilisateurs de l’outil de facturation gratuit ne peuvent pas bénéficier des avantages fiscaux prévus par la loi.

PHASE 2 : La demande auprès de la DGII (la procédure officielle)

Étape 5 : Accédez au bureau virtuel et remplissez le formulaire de demande

Une fois le contrôleur de réseau à distance (RNC) actif, l'utilisateur administrateur désigné et le certificat numérique en main, la procédure officielle peut commencer.

Voici comment procéder :

  1. Entrez dans le Bureau Virtuel (OFV) à l'adresse ofv.dgii.gov.do avec les identifiants de l'entreprise.
  2. Recherchez la section Facturation électronique ou e-CF dans le menu.
  3. Remplissez le formulaire de demande pour devenir émetteur électronique (formulaire FI-GDF-016). Ce formulaire requiert : la dénomination sociale, le numéro d’identification fiscale (NIF), l’adresse fiscale, l’activité économique, les coordonnées du représentant légal, les coordonnées du contact technique et le logiciel de facturation utilisé.
  4. Soumettez votre candidature.

Le DGII examine les informations et répond sous 2 à 5 jours ouvrables environ. Si la demande est approuvée, l'entreprise obtient l'accès au portail de certification technique pour l'étape suivante.

PHASE 3 : Certification technique (uniquement pour ceux qui utilisent leur propre système ou un fournisseur)

Ceux qui ont choisi l'option de facturation gratuite peuvent sauter cette phase et passer directement à la phase 4.

Étape 6 : Accéder à l’environnement de test

Une fois la demande approuvée, la DGII accorde l'accès à l'environnement de test, appelé TesteCF. C'est dans cet environnement que le système est testé afin de démontrer sa capacité à générer, signer et envoyer correctement des factures électroniques avant leur mise en service réelle.

Étape 7 : Envoyer le lot de 25 documents de test

Le DGII exige des entreprises qu'elles soumettent un ensemble de 25 documents tests
couvrant les types de formulaires de contact électroniques (e-CF) qu'elles utiliseront dans leurs opérations. Cet ensemble doit comprendre une combinaison de :

  • Factures de crédit d'impôt (Type 31)
  • Factures aux consommateurs (Type 32)
  • Notes de débit (Type 33)
  • Notes de crédit (Type 34)
  • D'autres types dépendent de l'activité commerciale

Chaque document doit être signé numériquement avec un certificat valide et soumis au format XML standard de la DGII. Le système vérifie trois aspects de chaque document : la conformité du format XML, la validité de la signature numérique et le respect des règles métier (séquences, montants, liens entre les documents).

En cas de rejet, l’erreur doit être corrigée et le document soumis à nouveau. Les erreurs les plus fréquentes sont : une structure XML incorrecte, une numérotation mal configurée, des champs obligatoires manquants ou des avoirs faisant référence à des factures erronées.

Cette étape peut prendre de quelques jours à plusieurs semaines
, selon l’expertise technique de l’équipe métier ou le recours à un prestataire certifié qui automatise le processus.

Étape 8 : Signer l’affidavit

Une fois que la DGII a validé et approuvé les 25 documents, la procédure passe à l'étape technique finale : la déclaration sous serment. Ce document officiel atteste que l'entreprise s'engage à respecter la réglementation en vigueur, à conserver ses registres numériques pendant la durée légale et à mettre à disposition les reçus fiscaux électroniques (e-CF) sur demande de la DGII.

La déclaration sous serment est signée électroniquement via le Bureau Virtuel. Il n'est pas nécessaire de se déplacer ni de soumettre de documents physiques.

PHASE 4 : Autorisation et activation officielles

Étape 9 : Recevoir la résolution d’autorisation

Une fois la déclaration sous serment signée (ou la demande de facturation gratuite approuvée), la DGII délivre la résolution officielle autorisant l'entreprise à émettre des factures électroniques. Cette résolution comprend le numéro d'autorisation et la date à partir de laquelle l'entreprise peut émettre des factures électroniques juridiquement valides.

Grâce à cette résolution, l'accès à l'environnement de production de la DGII.

Étape 10 : Demander les numéros de séquence (e-NCF)

Chaque facture électronique possède un numéro d'identification unique, appelé e-NCF. Ces numéros sont délivrés par la DGII (Direction générale des impôts internes) et doivent être demandés avant toute facturation.

Pour ce faire : dans votre Espace client virtuel , accédez au menu « Demandes » → « Procédures » et sélectionnez une plage de numéros correspondant au type de document à émettre.

Les e-NCF sont valables de leur date d'autorisation jusqu'au 31 décembre de l'année suivante. Ils ne sont plus utilisables après cette date.

Avant toute facturation définitive, il est recommandé d'émettre une facture test dans le système activé afin de vérifier le bon fonctionnement du système : la bonne application de la signature numérique, la connexion à la DGII et la réception sans problème de la confirmation de paiement.

Étape 12 : Commencez officiellement la facturation

À compter de maintenant, toutes les factures commerciales doivent être électroniques. Les factures papier ne sont plus valables à des fins fiscales pour ce contribuable une fois qu'il aura intégré le système.

Fonctionnement de chaque facture à partir de maintenant

Une fois le système activé, le processus pour chaque facture est le suivant :

  1. Le système génère la facture au format XML avec toutes les données de la transaction.
  2. La signature numérique avec le certificat d'entreprise.
  3. Il l'envoie au DGII en temps réel.
  4. Le DGII répond par une confirmation et un code de suivi (TrackID).
  5. L'entreprise envoie la facture au client : au format électronique si le client est également un émetteur électronique, ou imprimée sur papier (représentation imprimée) dans le cas contraire.

Le document imprimé doit comporter un code QR que le client peut scanner pour vérifier la validité de la facture sur le site web de la DGII.

Que doit contenir chaque facture électronique ?

La loi définit un contenu minimum obligatoire pour tous les formulaires de contact électroniques :

  • Données permettant d'identifier le document (numéro, type, date)
  • Informations sur l'entreprise émettrice (RNC, nom, adresse)
  • Informations client reçues (le cas échéant)
  • Description du bien vendu ou du service fourni
  • Montant de la transaction
  • Taxes applicables (ITBIS, ISC ou autres)
  • Date et heure de la signature numérique
  • Signature numérique

Pour les notes de crédit et de débit, il est également nécessaire d'indiquer à quelle facture originale elles correspondent.

L'argument : pourquoi il vaut mieux ne pas attendre le dernier jour

La loi offre un avantage économique à ceux qui s'inscrivent avant la date limite. Il s'agit d'un certificat de crédit d'impôt, dont le montant peut être déduit d'impôts tels que l'ISR, l'ITBIS ou l'impôt sur la fortune.

Type d'entreprisecréditqui peut être reçu
Grands contribuables nationauxJusqu'à 2 000 000 RD$
Grands contribuables locaux300 000 RD$
Les contribuables de taille moyenne200 000 RD$
Petits contribuables75 000 RD$
Microentreprises et entreprises non classées25 000 RD$

Pour les grandes entreprises nationales, le crédit est conditionné à la présentation de factures attestant que les fonds ont bien été utilisés pour la mise en place du système.

Les entreprises utilisant le système de facturation électronique et celles bénéficiant de régimes fiscaux spécifiques sont exclues de cette mesure.

Par ailleurs, un autre avantage spécifique est accordé aux fournisseurs de l'État déjà agréés comme émetteurs électroniques et facturant via la facturation électronique. Ces fournisseurs sont exonérés de la retenue à la source de 5 % sur les paiements qu'ils reçoivent de l'État.

Liste de vérification : Ce que vous devez avoir préparé

Phase de préparation :

  • Vérifiez le statut du RNC sur dgii.gov.do
  • Identifiez le secteur d'activité et la date limite
  • Désignez l'utilisateur administrateur e-CF et mettez à jour le RNC dans l'OFV
  • Obtenez le certificat numérique auprès de l'un des trois fournisseurs agréés
  • Choisissez le mode d'émission : système de facturation gratuit, fournisseur agréé ou votre propre système

Phase de candidature :

  • Remplissez le formulaire FI-GDF-016 auprès de l'OFV
  • Attendre l'approbation du DGII (2 à 5 jours ouvrables)

Phase de certification technique (système interne ou fournisseur uniquement) :

  • Générez et envoyez les 25 documents de test à l'environnement TesteCF
  • Corriger les erreurs jusqu'à ce que toutes soient approuvées
  • Signez la déclaration sous serment à l'OFV

Phase d'activation :

Recevoir la résolution officielle de la DGII.
Demander les plages de valeurs e-NCF à l'OFV.
Créer une facture test en environnement réel.
Lancer l'émission officielle.

Pendant l'opération :

Conservez tous les certificats numériques émis et reçus pendant au moins 10 ans.
Vérifiez la validité des factures reçues des fournisseurs.
Renouvelez le certificat numérique avant son expiration.

Que se passe-t-il si cet objectif n'est pas atteint ?

La loi 32-23 prévoit des sanctions spécifiques :

Sanctions financières : Le non-respect de l’obligation d’utiliser des factures électroniques, leur émission sans autorisation, l’utilisation de certificats invalides, la modification d’une facture déjà soumise à la DGII (Direction générale des impôts) ou le défaut de conservation adéquate des factures constituent des infractions passibles d’amendes allant de 5 à 30 mois de salaire minimum.

Emprisonnement et fermeture d’entreprise :
L’émission ou l’utilisation de factures électroniques frauduleuses (fausses factures ne reflétant pas une transaction réelle dans le but de payer moins d’impôts) est passible d’une peine d’emprisonnement de 1 à 5 ans, d’amendes pouvant atteindre quatre fois le montant de la facture et de la fermeture définitive de l’entreprise.

Cybercriminalité : Le piratage ou la manipulation du système de facturation de la DGII est considéré comme un délit de haute technologie, passible d’une peine d’emprisonnement de 5 à 10 ans.

FAQ : Foire aux questions

Toutes les entreprises sont-elles tenues d'utiliser la facturation électronique ? Oui, pratiquement toutes. Cela concerne les particuliers et les personnes morales exerçant une activité en République dominicaine et vendant des biens ou des services. La seule différence réside dans le moment où l'obligation de s'y conformer s'applique.

Puis-je continuer à utiliser mes factures papier après mon inscription ? Non. Dès que vous êtes officiellement enregistré comme émetteur électronique, seules les factures électroniques (e-CF) sont autorisées. Les factures papier ne sont plus valides à des fins fiscales.

J'ai commis une erreur sur une facture déjà envoyée. Que dois-je faire ? Une note de crédit électronique (type 34) est émise en fonction du type d'erreur. Les notes de crédit et de débit doivent toujours être appliquées à la facture originale corrigée, et jamais l'une à l'autre.

Puis-je faire appel à plusieurs prestataires de facturation ? Pour la procédure de certification, un seul prestataire doit être choisi. Cependant, une fois l'entreprise opérationnelle, différents prestataires peuvent être utilisés pour différentes étapes du processus.

Que se passe-t-il en cas de coupure de courant ou d'internet lorsque je dois émettre une facture ? La loi prévoit une solution de repli. Si le problème de connexion provient du système de l'entreprise, une procédure de contingence peut être déclarée via le Bureau Virtuel (OFV) de la DGII. Un délai de 72 heures est alors accordé pour soumettre les factures en attente une fois la connexion rétablie.

Les organismes sans but lucratif sont-ils également tenus d'utiliser la facturation électronique ? Oui, s'ils effectuent des transactions économiques ou émettent des reçus fiscaux.

Combien de temps les factures électroniques doivent-elles être conservées ? Pendant au moins 10 ans, conformément au Code fiscal dominicain.

Comment puis-je vérifier la validité d'une facture électronique reçue ? Elle peut être vérifiée de trois manières : sur le site web de la DGII (consultez la rubrique NCF/e-NCF sur dgii.gov.do), via l'application mobile des impôts internes, ou en scannant le code QR figurant sur la version imprimée du document.

Puis-je demander un délai supplémentaire si la date limite du 15 novembre 2026 n'est pas respectée ? Il est possible de demander une prolongation individuelle, mais elle est soumise à certaines conditions : la demande doit être faite au moins 30 jours avant la date d’expiration, accompagnée d’une lettre justificative détaillant les progrès réalisés, d’un calendrier de travail et l’entreprise doit être à jour de ses obligations fiscales. Cette prolongation individuelle est unique et ne peut excéder 120 jours supplémentaires.

Le comptable peut-il gérer l’ensemble de ces démarches pour l’entreprise ? Il peut apporter son aide, mais il y a une chose qu’il ne peut pas faire : le certificat numérique doit être établi au nom du propriétaire de l’entreprise ou de son représentant autorisé, et non au sien.

Sources:

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Juan David Botero Salcedo
Juan David Botero Salcedo
Journaliste et rédactrice forte de plus de sept ans d'expérience en communication stratégique et production de contenu pour des médias spécialisés dans les affaires, l'économie et la culture. Elle a dirigé des projets éditoriaux en Colombie et en République dominicaine et a collaboré à des initiatives de contenu sur les affaires et le développement durable. Esprit critique, rigueur éditoriale et créativité sont ses atouts majeurs.
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