Le projet restructure la taxe foncière (IPI) afin d'en exonérer les biens immobiliers d'une valeur inférieure ou égale à 5 millions de RD$. Les biens d'une valeur inférieure à 8 138 353,3 RD$ seront taxés à un taux de 0,5 %. Les biens d'une valeur supérieure à ce montant seront taxés à 1 % de la valeur des biens appartenant à des personnes morales. L'exonération d'impôt sur le revenu et les dividendes prévue par la loi relative aux fiducies et au développement immobilier est abrogée (le bonus ITBIS est maintenu). L'évaluation des prix des logements sera transférée à la DGII (Direction générale des impôts).
SAINT-DOMINGUE.- Le projet de réforme fiscale prévu par le gouvernement augmenterait le plafond actuel de la taxe d'habitation et taxerait la valeur des biens appartenant à des personnes morales à hauteur de 1 %.
Le projet restructure la taxe foncière (IPI) de sorte que les propriétés d'une valeur inférieure ou égale à 5 millions de pesos dominicains (RD$) en soient exonérées, tandis que celles dont la valeur se situe entre 5 millions et 8 138 353,3 RD$ seront taxées à un taux de 0,5 %. Au-delà de 8 138 353,3 RD$, le taux appliqué sera de 1 %.
Pour simplifier la fiscalité, il est proposé de supprimer l'acompte provisionnel pour les particuliers et les PME, de restructurer le régime d'acompte provisionnel pour les personnes morales et d'exempter le secteur hôtelier (nouveaux projets) du paiement des impôts pendant trois ans et les autres secteurs pendant un an.
La réforme, qui vise à lever 104 742,1 millions de pesos dominicains, créerait également une taxe foncière, qui taxerait la valeur des propriétés appartenant à des personnes morales à hauteur de 1 %.
L’exonération d’impôt sur le revenu et de versement de dividendes prévue par la loi sur les fiducies et le développement immobilier est abrogée (le bonus ITBIS est maintenu).
Les propositions, qui figurent dans un document circulant sur les réseaux sociaux depuis samedi, visent à générer des ressources supplémentaires pour soutenir et stabiliser la dette publique, qui s'élevait en 2020 à 56,6 % du PIB.
Elle s'inscrit dans le cadre de cinq axes d'action : la simplification fiscale, l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur le revenu des particuliers, l'impôt sur la fortune et l'impôt sur la consommation.

Autre
Concernant l'impôt sur les sociétés, cette réforme prévoit une augmentation temporaire du taux d'imposition à 30 % pour les trois premières années suivant son adoption, avant de le ramener à 27 % la quatrième année. Elle propose également de relever le prélèvement à la source effectué par les tiers sur les bénéfices des sociétés de 2 % à 10 %.
Cela indique que l'indemnisation pour les accidents du travail, le préavis et l'indemnité de départ supérieurs à la tranche supérieure de l'échelle salariale, équivalente à 867 123,01 RD$, seront soumis au paiement de l'ISR.
À moyen terme, indique le texte, des ressources plus importantes pourront être libérées et investies dans l'augmentation des dépenses dans d'autres domaines prioritaires de l'État, tels que les aides sociales, l'eau, la santé, le logement, l'électricité, les municipalités, la police nationale et la recapitalisation de la Banque centrale.
Pour répondre à ces demandes, le projet indique qu'il faudrait 284 388 millions de RD$ (5,3 % du PIB).
Pour les particuliers, un taux d'imposition de 35 % est appliqué à la tranche de revenus la plus élevée. Les autres tranches de revenus restent inchangées. Les salariés percevant un salaire jusqu'à 416 220 RD$ sont exonérés d'impôt sur le revenu. Ceux dont le salaire se situe entre 416 220,01 RD$ et 624 329 RD$ sont imposés à 15 %. Ceux dont le salaire se situe entre 624 329,01 RD$ et 867 123 RD$ sont imposés à 20 %, et tous ceux dont le revenu dépasse 867 123,01 RD$ sont imposés à 35 %.
Les contribuables dont le revenu annuel dépasse 1 050 500 RD$ seraient imposés selon les critères applicables aux particuliers.
Parmi les mesures introduites figure la catégorie « entrepreneuriat » dans la définition des personnes morales, qui serait exemptée du paiement de l'ISR et de l'impôt sur les actifs pendant les deux premières années d'existence de l'entreprise.
Afin de démanteler le système fiscal fortement régressif du pays, le gouvernement propose de réduire le taux général de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) de 18 % à 16 % sur une période de trois ans. Il s'agirait d'un taux unique, alors que deux taux sont actuellement appliqués : 18 % et 16 %. Ce dernier s'applique à une gamme de produits alimentaires, tels que le café, le sucre, les matières grasses alimentaires, le chocolat et les yaourts, qui ont été inclus dans la réforme fiscale de 2012. Cette réforme, approuvée par la loi 253-13, a porté le taux général de la TVA à 18 % et a stipulé un taux unique de 16 % à compter de 2016, sous réserve que le pays atteigne un taux de pression fiscale de 16 % d'ici là. Cet objectif n'ayant pas été atteint, les biens et services taxés au taux général continuent d'être imposés à 18 %.
De même, il est prévu d'appliquer la taxe sur les plaques d'immatriculation basée sur 1 % de la valeur du véhicule, lorsque la valeur marchande est supérieure à 10 000 $US, et une taxe fixe minimale de 2 500 RD$ pour les unités dont la valeur ne dépasse pas 10 000 $US.
Ils imposeront temporairement les plus riches
Le projet de loi propose également la création d'une taxe temporaire de 1 % sur le patrimoine net des particuliers dépassant 60 millions de pesos dominicains (RD$). Concernant la taxe de circulation des véhicules, plus communément appelée taxe de renouvellement des plaques d'immatriculation, il propose un système fiscal mixte : une taxe ad valorem et une taxe spécifique. Il part du principe que 71 % du parc automobile dominicain a une valeur marchande inférieure à 10 000 dollars américains (USD) et qu'une taxe de circulation annuelle minimale de 2 500 RD$, indexée sur l'indice des prix à la consommation (IPC), serait appliquée à ce groupe de véhicules. Les véhicules dont la valeur dépasse ce seuil seraient soumis à une taxe de 1 % sur leur valeur. Les recettes annuelles issues de cette nouvelle taxe seraient ainsi générées




