L'un des éléments marquants de la série historique de GPG est la résilience dont a fait preuve le marché immobilier dominicain durant une période internationale caractérisée par une forte volatilité économique.
SAINT-DOMINGUE. – Pendant des années, l'analyse du marché immobilier dominicain s'est concentrée sur des variables éparses : essor du tourisme, expansion des tours résidentielles, croissance urbaine et arrivée d'investissements étrangers.
Mais la mise à jour d'avril 2026 du rapport « Évolution des prix de l'immobilier sur 10 ans en République dominicaine (en valeur réelle) », publié par Global Property Guide, offre une analyse plus structurelle : la République dominicaine connaît l'un des cycles d'appréciation immobilière les plus constants d'Amérique latine.
Le mot clé du rapport n'est pas « prix », mais « réel ». L'entreprise ajuste l'évolution de la valeur des logements en tenant compte de l'inflation, ce qui lui permet de mesurer l'augmentation réelle de la valeur immobilière, et non pas seulement la hausse des prix due à l'inflation.
Et le résultat est que le pays maintient une trajectoire positive d'appréciation réelle à long terme, même face à des chocs mondiaux tels que la pandémie, la crise inflationniste internationale post-2021, le resserrement monétaire mondial et la hausse internationale des taux hypothécaires.
L'indice Global Property Guide mesure l'appréciation immobilière corrigée de l'inflation, la performance cumulée du marché immobilier et la capacité du marché à préserver la valeur des capitaux propres au fil du temps.
Cela fait de ce rapport un outil particulièrement utile pour évaluer la solidité structurelle du marché.
Dans le cas de la République dominicaine, la mise à jour d'avril 2026 confirme que le pays a non seulement connu un boom de la construction nominal, mais aussi un cycle soutenu d'appréciation réelle du logement au cours de la dernière décennie, même en contexte d'inflation mondiale.
résilience de l'inflation mondiale et du secteur immobilier
Ces données prennent une importance accrue lorsqu'on les replace dans le contexte international de la période 2021-2024, marquée par une forte inflation, une hausse des coûts du crédit et un ralentissement du marché immobilier dans une grande partie du monde.
Dans de nombreuses économies développées, les prix immobiliers réels ont commencé à se corriger après prise en compte de l'inflation. Global Property Guide enregistre des baisses réelles sur plusieurs marchés européens et des ralentissements significatifs dans d'autres économies émergentes.
Cependant, GPG montre que la République dominicaine a maintenu une valorisation positive au sein de sa série historique, ce qui signifie que le marché immobilier dominicain a réussi à absorber l'inflation, à soutenir la demande et à préserver l'appréciation réelle des actifs, même dans un environnement financier plus restrictif.
Tourisme, transferts de fonds et IDE
Bien que le rapport GPG soit strictement statistique et ne fournisse pas d'explications causales, les données macroéconomiques récentes permettent de mieux comprendre le contexte de cette valorisation soutenue.
Selon la Banque centrale de la République dominicaine, le pays a clôturé l'année 2025 avec 11 318,5 millions de dollars de recettes touristiques, 11 866,3 millions de dollars de transferts de fonds et 5 032,3 millions de dollars d'investissements directs étrangers.
Ces trois variables ont toutes un impact direct ou indirect sur le marché immobilier :
- Les transferts de fonds augmentent le pouvoir d'achat des ménages ;
- Le tourisme stimule le développement des propriétés locatives et des résidences secondaires ;
- et les investissements étrangers alimentent la construction, les acquisitions immobilières et l'expansion urbaine.
Le résultat visible est un marché qui a continué à absorber les stocks même dans un contexte international moins favorable que celui observé au cours de la dernière décennie.
Deux facteurs d'appréciation immobilière
D'après Global Property Guide, l'appréciation du marché immobilier dominicain ne suit pas une tendance nationale unique et uniforme. Le rapport indique que la croissance se concentre principalement dans deux zones distinctes : Saint-Domingue et l'axe Punta Cana-Bávaro.
Le premier axe est axé sur l'expansion urbaine, la demande des entreprises, la construction verticale et un marché résidentiel permanent. Le second sert de plaque tournante pour le tourisme international et l'investissement immobilier.
La mise à jour de GPG en mai sur les prix des appartements de deux chambres reflète cette pression de la demande : 286 000 $US en moyenne à Punta Cana/Bavaro, contre 244 000 $US à Saint-Domingue.
Ce qui importe ici, ce n'est pas seulement le niveau des prix, mais la persistance d'une croissance réelle sur dix ans, même en tenant compte de l'inflation.
C’est pourquoi le principal enseignement du rapport est que la République dominicaine a réussi à maintenir l’appréciation de ses biens immobiliers pendant une décennie entière sans subir de correction structurelle majeure.
En termes d'actifs, cela signifie que les biens immobiliers résidentiels ont non seulement préservé leur valeur face à l'inflation, mais ont également augmenté leur valeur effective de manière durable.
Changement d'échelle sur le marché dominicain
La mise à jour du GPG ne décrit pas une reprise temporaire, mais documente plutôt une décennie d'appréciation immobilière soutenue.
Il y a à peine quinze ans, le marché immobilier dominicain était considéré principalement comme un segment touristique régional.
Mais la série historique du Global Property Guide suggère que cette étape est terminée et que le marché fonctionne désormais avec une combinaison d'appréciation réelle soutenue, de croissance des loyers, d'expansion du tourisme, d'afflux records de devises étrangères et de rendements locatifs élevés.
Selon l'analyse comparative de Global Property Guide, cette combinaison d'indicateurs a commencé à placer la République dominicaine parmi les marchés immobiliers les plus scrutés d'Amérique latine.
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