SAINT-DOMINGUE.-Le ministère du Logement, de l'Habitat et des Bâtiments (MIVHED) et le Collège dominicain des ingénieurs, architectes et géomètres (CODIA) ont publié hier des déclarations établissant que les responsables de l'effondrement survenu la semaine dernière dans un immeuble de San Cristóbal doivent répondre de leurs actes devant la justice.
Le MIVHED a annoncé qu'il soumettrait toutes les preuves recueillies au parquet afin que les responsables de l'effondrement de l'immeuble à San Cristóbal vendredi dernier, le 9 de ce mois, soient tenus responsables devant la justice pour non-respect de la réglementation en vigueur, ainsi que pour les dommages matériels et les dangers potentiels de leurs actes.
Par ailleurs, la CODIA a affirmé que Johnny del Rosario, qui était en charge du projet, n'est pas membre de cette organisation et qu'il sera passible des sanctions pénales prévues par la loi 6200 relative à l'exercice illégal de la profession.
Dans des communiqués distincts, les deux entités ont condamné la pratique de la construction illégale.
Le MIVHED a exhorté les personnes souhaitant entreprendre des travaux de construction à s'informer et à se conformer à toutes les exigences de la loi en vigueur afin de ne pas mettre en danger l'intégrité physique des ouvriers du bâtiment, des voisins du quartier et des éventuels occupants de l'immeuble.
Il a déclaré que les constructeurs de l'immeuble de quatre étages qui s'est effondré dans le secteur de Villa Valdez, dans la province de San Cristóbal, ne disposaient ni de permis de construire ni de plans.
L'agence d'État a expliqué qu'après avoir effectué une visite de contrôle le samedi, le lendemain de l'incident, l'institution a ordonné la suspension des travaux de construction car diverses réglementations, spécifications techniques et de sécurité n'étaient pas respectées.
L'entité a mis en évidence l'utilisation de béton de mauvaise qualité dans les colonnes principales, l'absence d'armatures en serpentin dans les murs de maçonnerie et de zones de confinement dans les poutres, parmi d'autres faiblesses.
Il a ajouté que le projet ne disposait d'aucun plan ni permis de construire approuvé par le MIVHED, et qu'il n'existait aucune trace d'inspection ou d'approbation du projet dans les dossiers officiels.
La position de CODIA
Le Collège des ingénieurs, architectes et géomètres (CODIA) a déclaré que les sanctions vont d'amendes de cent à mille pesos ou de peines correctionnelles de dix jours à trois mois, ou les deux peines, pour ceux qui, n'étant pas propriétaires enregistrés, se livrent à une pratique illégale.
« Nous affirmons par la présente que ce conseil d'administration mène une lutte frontale contre la construction illégale et défend les pratiques professionnelles, raison pour laquelle nous réitérons notre volonté de collaborer avec les institutions gouvernementales liées au secteur de la construction afin de mener des efforts conjoints pour éradiquer ce fléau », explique le communiqué des codirecteurs.




