SAINT-DOMINGUE – « Nous estimons que le système de location proposé dans cette initiative devient un protocole bureaucratique susceptible d’affecter le secteur productif et de nuire à l’investissement », a observé la Fondation Institutionnalisme et Justice au sujet du projet de loi générale sur les locations immobilières et les expulsions, approuvé le 24 mai en première lecture par la Chambre des députés.
L'institution soutient que le régime locatif relatif aux autres usages, tels que les activités locales, les activités industrielles et les locations de courte durée, devrait reposer exclusivement sur le droit civil et le principe du libre choix des parties.
« Nous suggérons de définir la portée du terme « logement » conformément aux préceptes constitutionnels afin d’éviter les interprétations et la confusion dans l’application de la loi, en le comprenant comme le lieu principal d’habitation fixe utilisé pour la cohabitation et la résidence familiale ou personnelle », indique la « Matrice d’étude » préparée par l’entité.
Finjus considère que l'obligation de donner un préavis de six mois avant la résiliation du contrat constitue une période très longue et recommande donc de donner au propriétaire la possibilité de résilier le contrat de manière anticipée en cas de manquement du locataire.
Il propose d'intituler le projet « Loi générale sur la location de biens immobiliers destinés au logement familial ».
« L’expression “doit supporter les désagréments” liés aux réparations aux frais du propriétaire est très vague et peut avoir des conséquences négatives pour le locataire si le propriétaire abuse de cette disposition », argumente-t-il.
« Si l’événement imprévu est imputable à une négligence de la part du locataire, comme un incendie, celui-ci doit assumer la responsabilité des réparations », souligne-t-il.
L’établissement considère que, dans le cas de contrats verbaux, il ne sera pas possible de se conformer aux formalités d’enregistrement et de dépôt requises par ce projet.
L'article quatre suggère de remplacer le mot « destination » par « but », car il prête à confusion lors de la lecture de l'article.
« Nous suggérons de remplacer le terme « gestionnaire » par « représentant », car dans la pratique et le langage courant, le terme « gestionnaire » est utilisé pour désigner les personnes qui effectuent des tâches spécifiques d’entretien et de maintenance de la propriété ou de la maison, mais pas un avocat et représentant du propriétaire. ».
Concernant le paragraphe de la loi stipulant que « la personne qui a entretenu une relation conjugale de fait ou a cohabité conjugalement avec le locataire a des droits égaux », Finjus précise que, conformément à la jurisprudence et à la constitution, la relation conjugale nécessite certaines formalités pour être opposable aux tiers.




