SAINT-DOMINGUE.- Le projet de « Loi générale sur les locations immobilières », présenté lors de la séance du mercredi 4 septembre au Sénat de la République, propose qu'en cas de réajustement du prix d'un bien locatif, celui-ci ne doive pas excéder 7 % par an.
« Le réajustement du prix des logements sera soumis à l’accord des parties, sans excéder sept pour cent par an, compte tenu de l’indexation sur l’inflation », stipule l’article 11 de la proposition.
Le projet de loi transmis à la commission de la justice a été rédigé par les sénateurs Alexis Victoria Yeb, de la province de María Trinidad Sánchez, et Ramón Rogelio Genao, représentant de La Vega.
Dans le cas de la proposition présentée par le président de la Chambre des députés, Alfredo Pacheco, qui avait également soumis un projet de loi de même nature à cette même assemblée législative en août 2022, le réajustement du prix des logements sera soumis à l'accord des parties, conformément à l'article 11, dont un paragraphe stipule :
« Si les parties n’ont pas stipulé le délai ou le montant de l’ajustement du prix des logements, le taux d’inflation actualisé en vigueur à ce moment-là, publié par la Banque centrale, servira de référence. ».
Réparation sans augmentation
Comme le précise l'article 26 de la proposition de Pacheco, les propriétaires ne pourront pas augmenter les loyers, même en cas de rénovation des baux. Ce point a suscité la controverse, notamment auprès de l'Association dominicaine des constructeurs de logements (Acopovi), qui craint qu'une réglementation légale des augmentations de loyer n'incite les propriétaires à fixer des loyers élevés lors de la rédaction des contrats, « pour se prémunir contre les risques financiers » que cette réglementation engendrerait.
« Sans le droit d’augmenter le loyer, le propriétaire est tenu de réparer tout ce qui est nécessaire pour maintenir le bien en bon état pour l’usage auquel il est destiné, à moins que la détérioration ne soit imputable au locataire ou que, selon cette loi ou convention, il incombe au locataire de la réparer », souligne l’article 27 du projet de loi soumis au Sénat de la République.
Concernant la commission
Dans son article 10, paragraphe 1, le projet de loi du Sénat établit qu'en aucun cas le propriétaire ne peut exiger le paiement anticipé de plus d'un mois de loyer, sauf accord des parties.
« Lorsqu’une commission immobilière doit être payée à des fins de location, la responsabilité de son règlement incombe au propriétaire ou à son représentant légal, à condition que ce dernier ait conclu un contrat de gestion immobilière », indique le paragraphe deux de l’article 10.




