SAINT-DOMINGUE.- La famille Espaillat, propriétaire de la boîte de nuit Jet Set, où le toit s'est effondré le 8 avril, faisant 236 morts et plus de 180 blessés, a publié hier un communiqué soulignant qu'à ce jour, elle a signé 40 accords d'indemnisation financière avec les victimes de la tragédie, survenue alors que le chanteur de merengue Rubby Pérez, décédé dans l'effondrement, divertissait la foule lors de la traditionnelle soirée du lundi soir dans l'établissement.
Voici la déclaration complète de la famille Espaillat :
Communiqué de la famille Espaillat et de E & L Investments, SRL
Saint-Domingue, République dominicaine | 18 juin 2025
Depuis le tragique incident du 8 avril à l'établissement Jet Set, notre famille est restée silencieuse. Non par indifférence, mais par profond respect pour la douleur des victimes et par prudence face à la procédure judiciaire en cours.
Cependant, compte tenu de la circulation de nombreux rapports qui ne correspondent ni à la vérité ni aux faits dûment documentés, nous estimons que le moment est venu de nous adresser au pays, avec sincérité, clarté et respect.
M. Antonio Espaillatse trouvait à l'étranger, participant à un événement international prévu de longue date. Il est cependant rentré volontairement en République dominicaine le jour même et s'est depuis lors tenu à la disposition des autorités, se conformant à toutes leurs exigences et coopérant activement à l'enquête.
Au cours des deux derniers mois, des mesures concrètes ont été prises, notamment :
- a été formellement demandée afin de préserver les preuves structurelles et de permettre une évaluation d'expert objective et impartiale ; il a été demandé que l'ingénieur expert international Nicolás Saenz, du cabinet Thornton Tomasetti, soit accrédité en tant que représentant technique avant l'évaluation en cours.
- Aujourd'hui, plus de 100 documents ont été soumis dans le cadre du budget de la défense, notamment des passeports remis volontairement, des attestations de liens familiaux et professionnels, des dossiers médicaux et des publications de presse.
- Un canal public d'assistance aux victimes a été mis en place à partir du 1er mai (annonce parue dans le Diario Libre, page 10).
- Plus de 40 accords d'indemnisation financière et d'aide humaine, légalisés devant notaire, ont été signés, sans publicité ni conditions, avec des proches des défunts, des personnes blessées et des musiciens touchés.
- Le traitement respectueux des témoins dans cette affaire a également été documenté, notamment celui de M. Gregory Adames, dont les conversations privées réfutent toute allégation d'intimidation.
Nous n'avons recherché ni la gloire ni de justifications. Aujourd'hui, nous avons décidé de prendre la parole non pas pour nous défendre dans les médias, mais pour que la société puisse connaître la vérité, preuves à l'appui : nous avons agi avec responsabilité, transparence et humanité.
Aux familles endeuillées, nous réitérons notre respect et notre soutien inconditionnel. Aux autorités, nous réaffirmons notre entière volonté de coopérer. Et à la société dominicaine, nous demandons justice fondée sur les faits, et non sur des récits.
Nous mettons à la disposition des médias et de toutes les parties intéressées (en pièce jointe) les budgets présentés et soumis au tribunal chargé d'examiner les mesures coercitives. Ce document décrit les éléments de preuve, les études techniques, les attestations juridiques et les accords signés avec plus de quarante victimes et leurs familles.
Ce document et cet inventaire présentent, pour la première fois, une reconstitution détaillée, étayée par des preuves documentaires, du comportement des familles Jet Set et Espaillat lors des événements survenus au Jet Set. Sur la base de ces éléments probants, les arguments avancés publiquement dans cette affaire sont précisément déconstruits.




