Grâce à la reprise économique, et aux bons résultats obtenus dans des secteurs créateurs d'emplois tels que la construction, l'hôtellerie, la restauration, le commerce et autres, les recettes publiques ont permis d'accroître les revenus.
Extrait de Listín Diario
SAINT-DOMINGUE.– Selon les analystes économiques du pays, la République dominicaine maintiendra une croissance modérée en cette année 2022, impactée par des facteurs externes tels que les prix internationaux élevés des matières premières, des intrants intermédiaires et des produits finis.
Concernant l'inflation, qui s'est établie à 8 % en glissement annuel en novembre 2021, ils prévoient que le chiffre de clôture de décembre se situera entre 8 % et 8,3 %, « principalement influencé par des facteurs externes (pétrole et matières premières alimentaires) ».
Dans ce contexte, le gouvernement doit garantir un approvisionnement suffisant en produits alimentaires locaux afin de compenser les prix élevés des matières premières importées, jusqu'à ce que la circulation des marchandises se normalise et que les coûts de transport diminuent.
Clous"
Il semble toutefois que le gouvernement ait une carte dans sa manche qu'il pourra utiliser en cas de difficultés.
« Je fais référence à la vente d’actifs de l’État. Lever 2 milliards de dollars américains en vendant des actions de nombreuses entreprises est un moyen rapide de résoudre les problèmes de recettessi les prévisions optimistes pour 2022 venaient à être compromises », a-t-il expliqué.
La pression fiscale s'est accrue
Grâce à la reprise économique et aux bonnes performances des secteurs créateurs d'emplois tels que la construction, l'hôtellerie-restauration, le commerce et autres, les recettes publiques ont augmenté, entraînant une hausse des recettes fiscales et, par conséquent, une augmentation de la pression fiscale sur le pays. Selon les données disponibles, cette pression est passée de 14 % à 16,5 % entre 2019 et 2021.
En termes de recettes, à la fin de 2021, le gouvernement dominicain a terminé avec une situation budgétaire (décembre 2021) conforme au budget initial de 746 313,8 millions de RD$.
Les recettes ont augmenté de 90 milliards de RD$ (30,3 %) par rapport au budget initial, mais presque autant que dans le budget reformulé (+0,4 %), où l'amnistie fiscale et les paiements anticipés d'impôt du secteur financier et de Barrick Gold (70 milliards de RD$) ont eu une influence, comme expliqué.
Par ailleurs, en ce qui concerne le déficit de trésorerie : le chiffre de clôture pour décembre est estimé à 156 396,4 millions de RD$ (2,9 % du PIB)
Le déficit primaire s'élève à 34 374 millions de RD$ (0,68 % du PIB)
« Le déficit de trésorerie et l’excédent primaire se situent tous deux dans une fourchette satisfaisante, puisqu’ils se sont clôturés en 2020 à -6,7 % et -3,4 % du PIB respectivement », indique un rapport économique.
Infrastructure
En 2020, l'une des principales critiques adressées au gouvernement concernait le faible investissement dans les travaux d'infrastructure, un comportement qui a été clarifié par la suite par la Direction générale du budget (Digepres) dans le sens où certains travaux ne répondaient pas aux exigences des achats et des contrats, et ne disposaient pas non plus du code NIF, mais les travaux ont pu démarrer dès que les contrôles ont été effectués.
L'an dernier, les dépenses d'investissement, qui représentaient 13 % des dépenses totales, ont affiché un bon taux d'exécution de 92,2 %, ce qui laisse présager une amélioration substantielle en 2022.
Autre donnée positive : les économies réalisées sur les paiements d’intérêts de la dette publique, ce qui a permis de ramener le pourcentage des recettes fiscales de 22,2 % à 19 %.
Concernant la dette, l'année 2021 s'est terminée avec une dette consolidée totale de 59 495,7 millions de dollars américains (66 % du PIB). Si l'on exclut la dette intergouvernementale, elle représenterait 63 % du PIB.
Consolidé
La dette consolidée représente 63,5 % du PIB (en excluant la dette intergouvernementale, qui s'élève à 2 348,5 millions de dollars, selon la méthodologie du FMI). En incluant cette dernière, ce pourcentage atteint 66 % du PIB.
Non financier
La dette du secteur public non financier (SPNF) est passée de 56 % à 52 % du PIB entre décembre 2020 et novembre 2021. Cela ouvre une marge de manœuvre importante pour maintenir la dette du SPNF en dessous du niveau de 53 % du PIB de 2002 et la dette consolidée en dessous de 65 % du PIB.
Locale
Le Trésor a réalisé la première opération de gestion du passif sur le marché local, ce qui lui a permis de réduire le service de la dette publique de 75 milliards d'euros entre 2022 et 2027.
Externe
Selon un rapport économique local, 72,2 % de la dette extérieure est constituée d'obligations souveraines.




