La semaine dernière, on a appris la création d'une coopérative immobilière, composée d'un groupe d'entreprises du secteur qui se sont associées pour lancer ce projet prometteur, qui renforcera sans aucun doute le secteur.
L’Académie royale espagnole définit une coopérative comme une « société mutuelle dont l’objectif principal est la promotion des activités économiques et sociales de ses membres et la satisfaction de leurs besoins par leur participation active, dans le respect des principes coopératifs et en étant attentive à la communauté de son environnement ».
Le coopérativisme est indéniablement un phénomène concret de la modernité. Il a émergé durant la révolution industrielle comme une alternative pour la classe ouvrière. Le socialiste utopiste anglais Robert Owen (1771-1858) est considéré comme son premier précurseur, en raison de ses efforts pour améliorer la répartition des profits parmi les ouvriers de son usine textile de New Lanark, en Écosse, et pour socialiser les moyens de production.
« Owen a cherché à démontrer que, grâce à la coopération et à la solidarité, les relations entre travailleurs et employeurs peuvent se développer harmonieusement, dans un environnement de collaboration mutuelle. »«.
Owen fut suivi par l'Anglais William King et le Français Charles Fourier, qui préconisèrent également la création d'organisations associatives, apportant d'importantes améliorations au système coopératif naissant, dans des domaines tels que la démocratisation, l'association et le droit au travail.
Fourier proposa un système socio-économique fondé sur de petites communautés agricoles à but non lucratif, axées sur la création d'emplois. King, quant à lui, fut un pionnier des premières coopératives de consommateurs, où les membres, travailleurs, achetaient les biens de première nécessité. En 1827, il fonda la Cooperative Trading Association à Brighton, qui inspira la création de près de 300 coopératives similaires avant la fin de la décennie.
Le premier succès décisif du coopérativisme eut lieu en 1844 lorsque 28 ouvriers fondèrent une coopérative textile de consommation à Rochdale (Angleterre), dirigée par Charles Howart, jetant ainsi les bases du coopérativisme actuel.
En République dominicaine, on compte actuellement environ deux mille coopératives, soit 1 042 de plus qu'il y a deux ans, un secteur qui s'est sans aucun doute étendu à la quasi-totalité du territoire national, avec des entités axées sur le développement des femmes qui se distinguent particulièrement.
Le conseil d'administration de COOPINMOBILIA, nom de la nouvelle entité, est dirigé par un groupe de femmes exceptionnelles, dirigeantes dans leurs entreprises, compétentes et influentes, jouissant d'une réputation remarquable, ce qui est de bon augure pour la gestion de la nouvelle organisation.
Bien que nous ne connaissions pas le projet dans le détail, nous sommes convaincus que cette initiative contribuera à renforcer le secteur, à améliorer ses plans et à soutenir le travail accompli par les milliers d'agents immobiliers qui s'engagent chaque jour à acheter et à vendre des biens immobiliers dans le pays, un marché qui contribue à dynamiser et à stimuler l'économie dominicaine.
En tant que membre du mouvement coopératif, je peux témoigner de l'excellent service qu'ils offrent et de leur contribution à la société en tant qu'acteurs socio-économiques. C'est pourquoi, chez El Inmobiliario nous souhaitons à Wanda del Orbe, Maika Maldonado, Isely Almánzar, Alenny Garabito et à toute leur équipe beaucoup de succès et nous leur exprimons notre soutien pour cette proposition, qui arrive à point nommé pour le secteur. Félicitations !.




