SAINT-DOMINGUE.- Selon le projetde loi générale sur les locations immobilières et les expulsions, approuvé hier mercredi en première lecture par la Chambre des députés, les propriétaires et les locataires peuvent convenir de souscrire une assurance contre les risques couvrant un éventuel non-paiement et les dommages causés au bien.
« Les parties peuvent convenir de souscrire une police d’assurance contre le risque de non-paiement et pour la réparation des dommages causés au bien », stipule le paragraphe un du chapitre deux.
Le projet de loi, rédigé par le président de la Chambre des représentants, Alfredo Pacheco, a été réintroduit à la Chambre basse le 19 août 2024, après avoir expiré lors de la précédente législature, et a été approuvé hier, le 25 juin 2025, par la Chambre des représentants.
Le projet de loi devra être réexaminé par la Chambre des représentants, puis par le Sénat. Son auteur, M. Pacheco, a indiqué que des auditions publiques seront organisées dans les prochains jours afin de parvenir à un consensus.
La proposition vise à établir les conditions et obligations légales découlant de la location de biens immobiliers destinés à l'habitation, au commerce ou à toute autre activité licite.
Selon le document, les parties contractantes peuvent également convenir de conclure un bail immobilier ou un contrat de location avec réserve d'acquisition ou option d'achat du bien concédé en usufruit, tant pour l'habitation que pour toute autre fin licite.
Paiement des commissions et des frais juridiques
Le projet de loi propose que la commission de courtage soit imputée à la personne qui engage le courtier.
Concernant les frais juridiques, le projet stipule : « Les frais juridiques découlant d'un contrat de location seront pris en charge à parts égales par le propriétaire et le locataire. ».
ajustement de prix
L'ajustement du prix du logement sera soumis à l'accord entre les parties et ne pourra pas dépasser (10%) la valeur du loyer lors du renouvellement du contrat.
« Si les parties ne fixent pas le montant de l’ajustement de prix dans le contrat, le taux actualisé publié par la Banque centrale servira de référence à des fins d’indexation. ».
Ce cadre législatif abrogerait plusieurs lois datant de nombreuses années et qui n'ont pas été mises à jour pour intégrer la nouvelle réalité du marché dominicain en matière de revenus locatifs.




