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SAINT-DOMINGUE.-En février 2020, la République dominicaine a connu l'une des plus importantes manifestations de ces dernières décennies, après que la Commission électorale centrale (JCE) a suspendu les élections municipales prévues le 16 de ce mois, invoquant des défaillances du système de vote automatisé.
Suite à cet événement, des groupes de citoyens mécontents de la situation ont commencé à manifester, exigeant des explications de la part de l'organe de contrôle. Le 27 février, jour de la fête nationale de l'indépendance, des jeunes organisés au sein du mouvement « Los Muchachos de la Plaza de la Bandera » (Les Garçons de la Plaza de la Bandera) ont célébré le « Trabucazo 2020 », l'une des plus importantes mobilisations de l'époque contemporaine.
Cet événement a permis aux régions les plus reculées du pays et bien au-delà de découvrir un monument patriotique qui était peut-être inconnu de nombreux Dominicains jusqu'alors : la Plaza de la Bandera (Place du Drapeau).

100 drapeaux d'hommage
La place a été rebaptisée Plaza de la Bandera (Place du Drapeau) lors de sa réouverture le 14 février 1997, sous la présidence de Leonel Fernández. Auparavant, elle s'appelait « Plaza de la Bandera y del Soldado Desconocido » (Place du Drapeau et du Soldat Inconnu), en référence à la dépouille d'un soldat dominicain, mort au combat lors d'une guerre du pays, qui y repose.
Ce monument patriotique rend hommage au drapeau, l'un des symboles de la République dominicaine. Il fut initialement construit par l'ingénieur Andrés Gómez Dubriel et conçu par l'architecte Christian Martínez. Il fut inauguré en 1973, sous l'administration de Joaquín Balaguer.
Au centre se dresse l'arc de triomphe, flanqué de deux anges symbolisant la gloire et l'honneur. Sous l'arc repose la sculpture monumentale de Juan de Ávalos y Taborda (un sculpteur espagnol de renom du XXe siècle), représentant le soldat tombé au combat pour la défendre. Au pied de l'arc flotte un immense drapeau dominicain et une croix gigantesque, symbole de rédemption.
La vaste esplanade est bordée d'une centaine de drapeaux de la République dominicaine qui y flottent en permanence. Plusieurs bâtiments gouvernementaux se trouvent à proximité, notamment le ministère de la Défense, la Commission électorale centrale, l'Institut agraire dominicain, le Centre d'exportation de la République dominicaine et l'Institut de stabilisation des prix (INESPRE). La Cour constitutionnelle de la République dominicaine est également située non loin de là.
Sa forme circulaire la met complètement en valeur, ce qui en fait l'un des symboles qui attirent le plus l'attention de tous ceux qui passent dans le quartier, l'un des plus fréquentés de la ville, puisqu'il est situé à l'intersection des avenues 27 de Febrero et Gregorio Luperón.
Un autre fait historique
Le 26 janvier 1979, le pape Jean-Paul II célébra la première messe jamais donnée par un pape romain sur le sol américain, attirant ainsi l'attention du monde entier sur cette place. Il fut reçu par le président de l'époque, Antonio Guzmán Fernández (aujourd'hui décédé), la Première dame Renée Klang de Guzmán, le nonce apostolique Dante Alighieri et le cardinal Octavio Antonio Beras.

Sources :
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