Le mémorandum devait être signé vendredi en Suisse, mais il a finalement été signé électroniquement par les présidents Donald Trump et Massoud Pezeshkian, inaugurant une nouvelle phase de négociations entre les deux pays
SAINT-DOMINGUE – Initialement prévue pour le vendredi 19 janvier en Suisse, la signature électronique d'un mémorandum d'entente entre les États-Unis et l'Iran, le mercredi 17 janvier, a eu lieu plus tôt. Ce mémorandum vise à mettre fin à la guerre qui a débuté fin février et à ouvrir une nouvelle phase de négociations sur le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions.
L'agence de presse EFE a rapporté que le président américain Donald Trump a confirmé avoir signé l'accord au château de Versailles, en France, après sa participation au sommet du G7. Plus tard, son conseiller Dan Scavino a diffusé une vidéo montrant le président signant le document et le remettant au secrétaire d'État Marco Rubio.
Selon France 24, l'accord devait initialement faire l'objet d'une cérémonie officielle vendredi à Bürgenstock, en Suisse, mais la signature a été avancée après que les deux gouvernements ont opté pour une validation électronique du document.
De son côté, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a confirmé à la télévision d'État que le mémorandum avait été signé numériquement par les présidents Donald Trump et Massoud Pezeshkian, et que le document était entré en vigueur immédiatement, comme l'a rapporté l'agence de presse iranienne INRA.
Un accord en 14 points
Selon les informations publiées par le journal espagnol El País, le mémorandum contient 14 points et établit une cessation immédiate des opérations militaires entre les deux parties et leurs alliés, y compris le front libanais.
Le document prévoit également une période de 60 jours pour négocier un accord final sur le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions économiques imposées par Washington.
Hormuz et le pétrole, parmi les priorités
Selon Infobae, l'un des principaux objectifs de l'avancement de la signature était d'accélérer la réouverture du détroit d'Ormuz, considéré comme l'un des corridors maritimes les plus importants pour le commerce mondial du pétrole et du gaz.
L'accord stipule que l'Iran garantira le transit sûr des navires commerciaux dans la zone, tandis que les États-Unis lèveront progressivement le blocus naval imposé aux ports iraniens.
La Nacióna noté que le mémorandum comprend également un plan de reconstruction pour l'Iran d'une valeur d'environ 300 milliards de dollars américains et prévoit la libération progressive des avoirs iraniens gelés, en plus de la levée progressive des sanctions.
Une étape plus complexe commence
Le journal numérique international Hola Newsa souligné que, bien que la signature ait déjà eu lieu, les autorités iraniennes ont reconnu que la mise en œuvre des engagements serait plus difficile que la conclusion de l'accord.
Au cours des deux prochains mois, les deux parties devront négocier un accord final qui aborde les questions liées au programme nucléaire iranien, à la levée complète des sanctions et aux mécanismes de surveillance internationaux.
Cette signature représente également le premier accord formel entre Washington et Téhéran depuis le retrait des États-Unis de l'accord nucléaire de 2015, marquant un nouveau chapitre dans une relation caractérisée depuis des décennies par des tensions et des affrontements diplomatiques, selon les experts consultés par El Pais.
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