CARACAS, VENEZUELA – La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a annoncé que les États-Unis avaient commencé à dégeler les avoirs vénézuéliens gelés par les sanctions « depuis 2019 », en donnant la priorité aux dépenses en équipements hospitaliers et aux achats pour le système électrique et l'industrie gazière, bien qu'elle n'ait pas précisé le montant débloqué.
Cette annonce intervient dans un contexte où le gouvernement vénézuélien lui-même a affirmé que des ressources étaient bloquées à l'étranger depuis 2019, et Nicolás Maduro estimait en 2022 un total proche de 30 milliards de dollars américains détenus hors du pays, un chiffre utilisé comme référence publique en l'absence de données officielles sur ce qui a été publié cette semaine.
Pour le marché immobilier dominicain, la question n'est pas politique : lorsqu'un pays retrouve sa capacité de paiement et d'importation – par exemple, en achetant du matériel pour l'électricité et le gaz – les contrats de construction, d'entretien et d'infrastructures reprennent généralement. Ces chaînes d'approvisionnement ont un impact régional sur les prix de l'énergie, la logistique et la demande de matériaux. Au niveau local, la sensibilité aux coûts et à la fiscalité se reflète déjà dans les priorités économiques du secteur.
Opportunité ou incertitude ?
Si le déblocage se traduit par des achats effectifs d'équipements pour l'électricité et le gaz, comme l'a indiqué Delcy Rodríguez, l'effet concret sera la relance des investissements dans les infrastructures énergétiques et les services associés (génie civil, maintenance et assistance technique), ce qui tend à modifier les coûts et les échéanciers des projets dépendants d'intrants importés et d'une énergie stable. Dans un contexte où le secteur de la construction en République dominicaine a déjà enregistré des variations négatives ces derniers temps (par exemple, -2,3 % entre janvier et avril 2025, selon la Banque centrale), la prudence financière est de mise pour les investissements immobiliers : il convient d'établir des budgets intégrant des scénarios énergétiques et logistiques ainsi que des clauses d'ajustement des coûts.
Surveillance
Outre le dégel des avoirs, un autre élément à suivre de près dans l'environnement économique et géopolitique est la réunion à huis clos prévue ce mercredi 28 janvier entre le secrétaire d'État américain Marco Rubioet la dirigeante de l'opposition vénézuélienne María Corina Machado, programmée à 13h00 heure locale à Washington, après que Rubio ait informé le Sénat de la politique américaine envers le Venezuela.
Bien qu'aucun calendrier n'ait été annoncé publiquement quant aux résultats de cette réunion, elle intervient à un moment où la diplomatie américaine cherche à consolider ses canaux stratégiques pour assurer la coopération sur des questions telles que l'énergie et la stabilité économique, et où Rubio prévient qu'il continuera à faire pression sur le gouvernement intérimaire vénézuélien pour qu'il coopère pleinement avec les objectifs de Washington.
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