Elle prévoit une amende équivalente à cinquante à cent pour cent du montant perçu en paiement des services fournis par le professionnel de l'immobilier, qui sera fixée de manière proportionnelle et équitable par le ministère de l'Industrie et du Commerce et des PME.
SAINT-DOMINGUE.- Toute personne ou société exerçant la profession de courtier, d'agent, d'assistant commercial ou de société immobilière sans la licence requise délivrée par le ministère de l'Industrie et du Commerce et des PME serait passible du délit d'usurpation de fonctions et de sanctions, conformément à l'article 258 du Code pénal dominicain, tel qu'établi par le projet de loi actuellement examiné par le Congrès national visant à réglementer les services immobiliers et les contrats de courtage dans le pays.
L'article 258 du Code pénal dominicain, relatif à l'usurpation de titres ou de fonctions, stipule que « ceux qui, sans titre, ont assumé des fonctions publiques, civiles ou militaires, ou ont accompli ou exercé des actes propres à l'une de ces fonctions, seront punis d'un emprisonnement correctionnel d'un mois à un an, sans préjudice des peines prononcées par le Code, pour le crime de falsification, si les actes accomplis ou exercés par eux ont les caractéristiques de ce crime. ».
Le texte législatif rédigé par la députée du deuxième district du District national, Lourdes Aybar de Serulle, établit que les violations et les infractions seront sanctionnées par un avertissement écrit, lorsque les professionnels de l'immobilier et les formateurs ou facilitateurs omettent, dans le délai fixé par le Règlement, de notifier au Ministère de l'Industrie et du Commerce et aux PME les modifications apportées aux données fournies pour leur inscription.
Elle prévoit également une amende équivalente à cinquante à cent pour cent du montant obtenu en paiement des services fournis par le professionnel de l'immobilier, qui sera fixée proportionnellement et équitablement par le ministère de l'Industrie et du Commerce et des PME, comme établi à l'article 71 de la loi ; en outre, elle sera suspendue pendant six mois maximum en cas de récidive et pendant deux ans en cas de violation de l'une des interdictions des sections 2, 3 et 4 de l'article 37 de la loi.
Le projet de loi stipule que l'annulation définitive de l'autorisation sera effectuée en cas de violations graves telles que la condamnation pour un crime intentionnel, par un jugement définitif justifiant une peine corporelle, l'obtention de l'autorisation avec de fausses informations et de faux documents, et la commission d'infractions prévues à l'article 12 de la loi.
« Si votre permis a été annulé, vous ne pourrez plus en obtenir un. L’exercice illégal de la profession d’intermédiaire immobilier sera sanctionné par une amende pouvant atteindre 50 fois le salaire minimum général en vigueur », précise le document.
Le projet propose que les sanctions et mesures conservatoires, ainsi que les sanctions administratives correspondantes pour les infractions prévues par la loi, soient imposées par le ministère de l'Industrie et du Commerce et des PME, conformément à la procédure légale de la loi sur le fonctionnement et l'administration publique.
En ce qui concerne les sanctions administratives, le projet stipule qu'elles seraient appliquées par le ministère de l'Industrie, du Commerce et des PME par le biais d'une résolution, tenant compte de la gravité de l'infraction et de la capacité économique du contrevenant, et après avoir entendu la partie intéressée, qui disposera d'un délai impératif pour fournir des preuves, conformément à la procédure établie par la réglementation.
Le ministère de l'Industrie, du Commerce et des PME enquêtera sur les pratiques illégales d'agence immobilière et les sanctionnera conformément à la loi. Le bureau du procureur général, soit de sa propre initiative, soit à la demande du ministère de l'Industrie et des PME, par voie de communication écrite officielle constatant la violation des dispositions légales, veillera, en sa qualité de protecteur des intérêts des citoyens, à traduire en justice toutes les personnes physiques ou morales, nationales ou étrangères, qui, en violation de la loi, commettent les infractions qui y sont prévues.




