Les recettes estimées pour 2025 s'élèvent à 1 277 364,7 RD, soit 16,0 % du produit intérieur brut (PIB) projeté.
SAINT-DOMINGUE- Le gouvernement dominicain, par l'intermédiaire du ministère des Finances et de l'Économie, a soumis au Congrès national le projet de loi modifiant la loi n° 80-24, qui approuve le budget général de l'État pour 2025.
L’initiative propose l’application d’une politique budgétaire contracyclique, visant à atténuer les effets de la conjoncture internationale et à protéger le dynamisme de l’économie nationale, par une augmentation des dépenses d’investissement, en privilégiant l’investissement public comme moteur de l’activité économique et de la promotion d’ une croissance durable.
Au total, les recettes estimées pour 2025 s'élèvent à 1 277 364,7 RD, soit 16,0 % du produit intérieur brut (PIB) projeté.
En termes de dépenses, une augmentation nette de 69 740,2 millions de RD est proposée (4,7 % de plus que le montant initialement approuvé), avec une augmentation de 20 % des dépenses d’investissement, équivalente à 35 548,25 millions de RD , soit 0,4 % du PIB .
Ces ressources supplémentaires seront principalement allouées à des projets d'investissement public qui seront gérés par le ministère des Travaux publics et des Communications, le ministère du Logement, l'Office pour la réorganisation des transports (Opret), l'Institut national de l'eau potable et de l'assainissement (Inapa), le Service national de santé (SNS), la Commission présidentielle pour le développement provincial et les gouvernements locaux, entre autres institutions.
De même, l'augmentation des dépenses comprend la prise en compte des priorités en matière de santé, de sécurité nationale et de programmes sociaux, en plus de ressources supplémentaires pour les organes constitutionnels.
Ces mesures comprennent des actions visant à améliorer les conditions des centres de santé et à soutenir la réforme de la police.
En conséquence, une augmentation du déficit budgétaire est prévue, passant de 3,0 % à 3,47 % du PIB estimé d'ici 2025. Cependant, cette augmentation sera financée principalement par les excédents des exercices budgétaires précédents, garantissant ainsi qu'aucune pression supplémentaire ne soit exercée sur la dette publique.
Ce projet garantit le respect de la règle fiscale établie par la loi 35-24relative à la responsabilité fiscale, assurant ainsi que l’augmentation des dépenses se fasse de manière équilibrée, sans compromettre la durabilité la stabilité macroéconomique.




