SAINT-DOMINGUE- Le projet de loi sur les locations immobilières et les expulsions stipule que si un locataire résilie unilatéralement un bail avant son terme convenu, il sera tenu de verser au propriétaire 20 % du loyer pour la durée restante jusqu'à l'expiration du bail.
La loi approuvée en première lecture à la Chambre des députés la semaine dernière prévoit également que lorsque le propriétaire décide de ne pas renouveler le contrat, il doit en informer le locataire six mois avant la fin du contrat si le bien est occupé par un établissement commercial ou industriel, et trois mois dans le cas contraire.
« La résiliation du contrat par la volonté claire du propriétaire de ne pas le renouveler n’entraîne aucune procédure judiciaire ; le propriétaire est donc seulement tenu de notifier le délai fixé dans la partie principale du présent article, en fonction de la destination du bien loué », précise le texte.
Il est précisé que les propriétaires de biens destinés à la location, même en l'absence d'accord exprès, sont tenus de garantir la légitimité de leur droit et la jouissance paisible du bien pendant toute la durée du contrat ; de livrer au locataire le bien loué avec ses équipements, services, accessoires, espaces et meubles, en bon état de service, de sécurité et d'hygiène, conformément au contrat ; sauf dans les cas où le locataire s'engage à remettre le bien en mauvais état.
« Ne pas troubler le locataire, ni de fait ni de droit ; ne pas entraver, de quelque manière que ce soit, la jouissance paisible du bien loué, sauf en cas de réparations urgentes ou nécessaires. Le propriétaire n’est pas tenu d’effectuer les réparations résultant de dommages ou de détériorations causés par les locataires. ».
Sans droit d'augmenter le loyer, le propriétaire est tenu d'effectuer les réparations nécessaires pour maintenir le bien en bon état pour l'usage auquel il est destiné, sauf si la détérioration est imputable au locataire.
« Le locataire informera immédiatement le propriétaire de l’urgence d’effectuer les réparations nécessaires afin d’éviter d’autres dommages au bien, et ce dans un délai maximum de cinq jours. ».
Le projet de loi stipule que tous les travaux d'amélioration et de réparation autorisés et effectués par le locataire restent la propriété du bailleur, sauf convention contraire expresse. « Si, pendant la durée du bail, pour quelque raison que ce soit, le bien loué devient la propriété d'une autre personne que le bailleur initial, ce dernier sera tenu de respecter les obligations contractuelles aux mêmes conditions, et toute action relative à la résiliation du bail ne pourra être menée que conformément aux dispositions de la présente loi. ».




