SAINT-DOMINGUE.- La Chambre des députés a approuvé ce jeudi, lors de sa première discussion, le projet de loi de mesures pour la croissance économique, la simplification fiscale et l'atténuation de la crise internationale, un texte promu par le gouvernement dans le but d'accroître les recettes de l'État et de faire face aux pressions découlant du contexte international.
L'information a été relayée lors de la retransmission en direct de la Chambre des députés, où l'initiative a reçu le soutien de la majorité au pouvoir et des partis alliés, tandis que les législateurs de l'opposition ont exprimé des réserves et présenté des propositions de modification.
Lors des débats, certains députés de l'opposition ont proposé des modifications concernant la taxe sur les virements bancaires, l'indexation des salaires et la suppression des acomptes versés aux petites entreprises, entre autres mesures. Cependant, ces propositions n'ont pas abouti, le Parti révolutionnaire moderne (PRM) et ses alliés détenant la majorité.
Le président de la Chambre des représentants, Alfredo Pacheco, a défendu la nécessité de cette initiative et a estimé qu'elle répondait aux difficultés économiques accumulées par les différentes crises internationales enregistrées ces dernières années.
Pour sa part, le député Francisco Javier Paulino, vice-président de la commission, a fait valoir que la plupart des dispositions favorisent la population et concentrent les charges les plus importantes sur les contribuables les plus aisés.
Du côté de l'opposition, Rafael Castillo, porte-parole du parti Force populaire, a mis en doute la rapidité avec laquelle le projet de loi a été adopté et a affirmé que d'autres réformes structurelles avaient été reportées. De son côté, le député Carlos de Pérez a justifié la nécessité de nouvelles recettes par l'augmentation des dépenses courantes et a critiqué la hausse de certains postes budgétaires.
Mesures incluses dans la proposition
L'initiative comprend la suppression des acomptes pour les micro-entreprises, la création d'une amnistie pour les dettes fiscales et la réduction de l'impôt sur les plus-values immobilières, qui passerait de 25 % à 10 %.
Il propose également d'indexer l'exonération minimale d'impôt sur le revenu, d'augmenter la déduction pour frais d'éducation de 25 % à 30 %, de rétablir la taxe sélective sur l'alcool éthylique utilisé pour les médicaments et de relever temporairement le taux d'imposition des sociétés pour les grands contribuables à 30 %.
Après son adoption en première lecture, le projet de loi doit faire l'objet d'un second débat à la Chambre des députés avant d'achever son processus législatif. Une fois approuvé par les deux chambres, le président Luis Abinader décidera de le promulguer ou d'y opposer son veto.
Lectures recommandées :




