L'établissement financier verserait des intérêts sur les sommes reçues en dépôts, à un taux similaire à celui établi pour les comptes d'épargne, qui seraient ajoutés au dépôt initial, stipule le texte législatif.
SAINT-DOMINGUE- Le projet de loi sur les locations immobilières et les expulsions, présenté hier devant la Chambre des députés, propose la Banque de réserve comme entité de tutelle où les propriétaires déposeraient la somme d'argent exigée des locataires à titre de dépôt dans le contrat.
La proposition, présentée hier par le déposant Alfredo Pacheco, suggère que l'établissement financier verserait des intérêts sur les sommes reçues en dépôts, à un taux similaire à celui établi pour les comptes d'épargne, qui seraient ajoutés au dépôt initial, indique le document législatif.
« Les propriétaires et gestionnaires de maisons, d’appartements, d’immeubles, de bureaux et d’espaces physiques à louer dans les zones urbaines et périurbaines, ou d’entrepôts, de bâtiments industriels et autres, devront déposer auprès de la Banque de réserve de la République dominicaine les sommes qu’ils exigent des locataires à titre de dépôt dans le contrat initial, afin de garantir le paiement des loyers ou l’exécution de toute autre obligation légale ou conventionnelle découlant du contrat », déclare Pacheco, président actuel de la Chambre des députés.
Le document précise que le dépôt doit être accompagné d'un original et d'une copie du contrat de location, et qu'il doit être versé dans un délai n'excédant pas trente jours à compter de la date d'entrée en vigueur.
La Banque de réserve de la République dominicaine tiendra un registre des contrats déposés et en transmettra une copie à la municipalité compétente pour le lieu de résidence du bien. Cette procédure est indispensable au versement de la garantie, précise le document.
« Si le dépôt n'est pas effectué dans le délai imparti, le propriétaire devra s'acquitter d'une majoration de vingt pour cent par mois de retard durant les cinq premiers mois, puis de un pour cent à partir du sixième mois jusqu'à l'enregistrement du contrat. Le montant de cette majoration sera perçu par la Banque de réserve de la République dominicaine, qui le transférera à un fonds spécial destiné à la promotion du développement du marché immobilier. Ce fonds sera géré par le ministère du Logement et de la Construction (MIVED) », précise le projet de loi.
Le document explique que dès que le contrat de location prend fin et que le propriétaire doit restituer le dépôt de garantie ou une partie de celui-ci, le locataire doit obtenir du propriétaire ou du gestionnaire du bien loué un certificat attestant que le dépôt peut lui être restitué et, sur la base dudit certificat, la Banque de réserve lui versera la totalité du montant ou la part correspondante.
Il est stipulé qu'en cas de différend entre le locataire et le propriétaire concernant la résiliation définitive du contrat, le locataire devra remettre ledit bien en communiquant avec le bureau le plus proche de la Banco de Reservas de la República Dominicana désigné pour recevoir la garantie, lequel organisme devra en informer le propriétaire et procéder dans un délai maximal de soixante-douze heures conformément aux dispositions du présent article.
Commission immobilière
Dans le projet de loi soumis à la chambre basse le 26 de ce mois et présenté hier en séance, le propriétaire ne peut en aucun cas exiger le paiement anticipé de plus d'un mois de loyer, sauf accord des parties.
Concernant la commission immobilière, il est précisé qu'elle doit être payée et que la responsabilité de son règlement incombe au propriétaire ou à son représentant légal, à condition que ce dernier ait confié la gestion du courtage à l'agence.
Résiliation du contrat
En cas de résiliation unilatérale du contrat par le locataire avant son terme, celui-ci sera tenu de verser au propriétaire vingt pour cent du loyer pour la durée restante jusqu'à l'expiration du contrat, indique l'auteur du projet.
« Lorsque le propriétaire décide de ne pas renouveler le bail, il donnera au locataire un préavis de six mois avant la fin du bail si le bien est occupé par un établissement commercial ou industriel, et un préavis de trois mois dans le cas contraire. ».
En cas d'annulation de mariage, de divorce ou de séparation légale, sauf accord contraire entre le propriétaire et les époux, le juge en charge de la procédure déterminera lequel d'entre eux conservera l'ensemble des droits et obligations découlant du contrat de location, stipule le texte législatif.
Le projet exclut du champ d'application de la loi sur la location les terrains urbains et périurbains non bâtis, les propriétés rurales, les pensions et établissements d'hébergement justifiant de leur inscription auprès de l'autorité compétente, les occupations temporaires d'espaces et d'étals sur les marchés et foires ou à l'occasion de festivités, les parcs ou entreprises situés en zones franches et fonctionnant conformément à la loi n° 8-90, les locations immobilières de courte ou longue durée destinées aux visiteurs et aux utilisateurs de projets de tourisme immobilier, la location de places de parking, d'espaces publicitaires, les biens de l'État mis en location ou à bail, ainsi que toute activité commerciale régie par une loi spéciale




