SAINT-DOMINGUE.– Le tribunal d'instance local où se situe le bien sera le tribunal compétent pour entendre les réclamations concernant les loyers, comme le stipule l'article 39 du projet de loi générale sur les locations immobilières et les expulsions, approuvé en première lecture la semaine dernière par la Chambre des députés.
« Tout jugement d’expulsion rendu par le juge de paix est exécutoire nonobstant tout appel interjeté contre lui. Toutefois, le locataire qui interjette appel peut s’opposer à l’exécution du jugement s’il prouve avoir déposé à la Banque de réserve de la République dominicaine le double du montant des pénalités fixées dans le jugement attaqué », stipule l’article 40.
La proposition stipule que les demandes d'expulsion, de respect ou de résiliation anticipée d'un contrat de location, de restitution du dépôt de garantie, d'exécution des garanties, de prolongation par accord entre les parties et toute autre action découlant d'une relation de location immobilière seront traitées et tranchées conformément aux dispositions de la loi.
Selon l'article 41, l'expulsion d'un locataire peut être demandée lorsque l'action est fondée sur un ou plusieurs des motifs suivants :
1) Que le locataire n’a pas payé son loyer pendant deux mois consécutifs ;
2) Que la propriété va faire l’objet de réparations, de reconstructions ou de nouvelles constructions qui justifient une évacuation ;
3) Dans le besoin qu’a le propriétaire ou son conjoint d’occuper le bien, ou par les parents de l’un d’eux, ascendants, descendants ou collatéraux jusqu’au deuxième degré inclus ;
4) Dans le fait que le locataire a utilisé le bien à des fins autres que celles pour lesquelles il a été loué, sans le consentement écrit préalable du propriétaire ;
5) Que le locataire a causé des dommages plus importants à la propriété que ceux résultant d’une utilisation normale de celle-ci, ou a effectué des rénovations non autorisées par le propriétaire ;
6) Que le locataire a cédé le contrat de location ou de sous-location en tout ou en partie sans le consentement écrit préalable du propriétaire.
« Des poursuites judiciaires peuvent être engagées pour des raisons autres que celles prévues dans le présent article », ajoute-t-il.
Bien que la proposition soit caduque, elle sera examinée à la Chambre basse lors de la deuxième législature ordinaire, qui doit débuter le 16 août de cette année, date à laquelle débutera le second mandat du président Luis Abinader.
Photo de couverture : Pixabay.




