SAINT-DOMINGUE– Les professionnels du droit qui prodiguent des conseils lors des transactions immobilières n’auront pas besoin d’autorisation pour exercer leur profession, selon le projet de loi visant à réglementer la profession immobilière en République dominicaine.
« La fourniture ou l’offre de services juridiques fournis par des diplômés en droit concernant l’instrumentation et le conseil dans la rédaction et la négociation d’actes de transfert de propriété immobilière ou de son usage et de sa jouissance ne sera pas considérée comme une intermédiation immobilière, en conséquence ils n’auront pas besoin d’obtenir l’autorisation légale établie dans la présente loi pour fournir ledit service », stipule l’article 18, paragraphe II du texte législatif.
Elle établit que, d'autre part, les personnes physiques qui détiennent le statut de diplômé en droit ou les sociétés commerciales destinées à offrir des services juridiques auront besoin d'une autorisation en tant qu'agent immobilier, selon le cas, lorsqu'elles se livrent habituellement aux activités décrites à l'article 18 de la présente loi.
L'article définit le concept comme suit : « L'intermédiation immobilière est considérée comme l'exercice habituel de l'une quelconque des activités suivantes en matière immobilière, qui relèvent de la compétence exclusive des intermédiaires immobiliers :
1. La promotion, la publicité et le marketing de biens immobiliers afin que des transferts de propriété puissent être effectués concernant ces biens (achat, vente et tout autre type de transaction dont le but est de transférer la propriété d'un ou plusieurs biens).
2. La promotion, la publicité et le marketing des transactions immobilières impliquant la jouissance et l'utilisation de biens situés en République dominicaine (baux).
3. L’intermédiation, la négociation ou la participation aux transactions immobilières décrites dans les sections précédentes, pour le compte de leurs clients en qualité d’agent commissionné, de représentant ou à tout autre titre, intervenant dans les actes juridiques correspondants pour le compte de leurs clients, et
4. Réaliser des opérations et des actes visant à mettre en relation l’offre et la demande de biens immobiliers en République dominicaine en ce qui concerne les activités décrites aux points 1 et 2 du présent article.
La proposition stipule que les intermédiaires immobiliers doivent faire figurer les mots « Agence immobilière » ou « Agent immobilier » avant ou après leur nom, selon le cas, un terme réservé à ceux qui détiennent l'autorisation légale prévue par la présente loi.
L'article 19 classe les types d'intermédiaires immobiliers qui peuvent être exercés par les agents, les agences, les promoteurs et les aménageurs immobiliers autorisés par la présente loi.
« À ces fins, le ministère du Logement, de l’Habitat et des Bâtiments (MIVHED) peut délivrer les permis d’exploitation suivants pour : a) les agences immobilières ; b) les agents immobiliers. ».
Dans le cas des agents immobiliers, ils doivent être affiliés ou associés à une agence immobilière lorsqu'ils exercent les activités décrites à l'article 18 de la présente loi, tandis que les promoteurs immobiliers doivent obtenir une licence d'exploitation d'agence immobilière lorsqu'ils font la promotion et la commercialisation de leurs biens directement auprès du grand public.
« Les intermédiaires immobiliers doivent disposer d’une assurance responsabilité civile, sous la forme et dans l’étendue requises par la réglementation, afin de garantir les droits des utilisateurs en cas de dommages ou de pertes qui leur seraient imputables », précise le document.




