SAINT-DOMINGUE.- Le non-paiement du loyer pendant deux mois consécutifs est l'un des motifs d'expulsion d'un locataire, selon le projet de loi sur les locations immobilières et les expulsions.
Une autre action qui peut être fondée est la réparation, la reconstruction ou la construction d'un nouveau bâtiment justifiant l'évacuation du bien ; de même, le besoin du propriétaire ou de son conjoint d'occuper le bien, ou celui des parents de l'un d'eux, ascendants, descendants ou collatéraux jusqu'au deuxième degré inclus.
Une réclamation peut également être déposée si le locataire a utilisé le bien à des fins autres que celles pour lesquelles il a été loué, sans le consentement écrit préalable du propriétaire ; si le locataire a causé au bien des dommages supérieurs à ceux résultant d'une utilisation normale, ou a effectué des rénovations non autorisées par le propriétaire ; et lorsque le locataire a cédé le contrat de location ou de sous-location en tout ou en partie sans le consentement écrit préalable du propriétaire.
Le projet de loi, approuvé en première lecture à la Chambre des députés, stipule que « toute ordonnance d'expulsion prononcée par le juge de paix sera déclarée exécutoire nonobstant tout recours qui pourrait être formé contre elle ».
« Toutefois, le locataire qui interjette appel de la décision peut se soustraire à l’exécution de la sentence s’il prouve qu’il a déposé à la Banque de réserve de la République dominicaine le double du montant des pénalités fixées dans la sentence contestée », indique le document.
Le projet établit que le tribunal d'instance local où se situe le bien sera le tribunal compétent pour connaître des litiges relatifs aux locations.
« Les actions en justice relatives à l’expulsion, au respect ou à la résiliation anticipée d’un contrat de location, au remboursement du dépôt de garantie, à l’exécution des garanties, à la prolongation par accord entre les parties et à toute autre action découlant d’une relation de location immobilière seront traitées et tranchées conformément aux dispositions de la présente loi. ».
Délinquance
En République dominicaine, lors de la signature d'un contrat de location, l'une des principales exigences est que le locataire et son garant présentent leurs antécédents de crédit, bien que dans la plupart des cas, les agents et les avocats incluent cela dans les frais de vérification.
Data Crédito et TransUnion sont des entreprises bien connues qui proposent ce service, permettant de consulter gratuitement son historique de crédit tous les trois mois. « Cette mesure s'applique à tous les logements locatifs, quel que soit leur prix », explique l'avocate Reyna Echenique. Pour les locataires ne pouvant fournir leur historique de crédit, le coût est d'environ 500 pesos.




