SAINT-DOMINGUE.- L'Association bancaire multiple de la République dominicaine (ABA) a souligné la performance du secteur bancaire opérant dans le pays, dont les résultats financiers à la fin de 2024 reflétaient une bonne gestion des fonds des déposants et la valeur de leur contribution à l'activité économique.
L'ABA a salué les niveaux appropriés affichés par de nombreuses banques en termes de liquidité, de qualité de leur portefeuille de prêts, de rentabilité et d'une capitalisation supérieure au niveau réglementaire, malgré un contexte international difficile durant cette période.
Il a indiqué qu'en décembre 2024, l'actif total des banques s'élevait à 3 400 milliards de pesos dominicains (RD$). Parallèlement, « les dépôts, qui constituent la matière première de l'intermédiation financière et reflètent la confiance du public dans les banques, ont atteint 2 560 milliards de RD$, soit une croissance absolue de 257 342,3 millions de RD$ et une hausse de 11,2 % en pourcentage par rapport à décembre 2023 », a-t-il ajouté.
L'ABA a souligné que ces résultats s'inscrivent dans un contexte de stabilité économique, caractérisé par une croissance de 5,0 % en fin d'année et une inflation qui s'est établie à 3,4 %, soit le niveau le plus bas des six dernières années, comme l'a récemment indiqué la Banque centrale.
En matière de financement, sur la base des statistiques officielles, l'association a précisé que le portefeuille brut de crédit des banques privées s'élevait à 1 810 milliards de RD$ en décembre de l'année dernière, ce qui équivaut à une croissance de 13,4 % par rapport au même mois de 2023, soit une augmentation absolue de 217 milliards de RD$.
Il a précisé que 54 % de cette augmentation ont profité aux secteurs productifs, qui l'ont utilisée comme fonds de roulement ou pour investir dans des machines, des équipements ou des infrastructures. Les 46 % restants ont quant à eux contribué au bien-être des ménages, qui l'ont utilisée pour des rénovations domiciliaires, l'achat de véhicules ou d'appareils électroménagers, et d'autres dépenses.
Une analyse de l'ABA, qui utilise les statistiques de la Surintendance des banques comme référence, a précisé que le taux de défaillance s'élevait à seulement 1,4 % en décembre 2024. Elle a indiqué que le secteur bancaire maintient d'excellents niveaux de solvabilité, le taux clôturant la période à 15,9 %, dépassant ainsi les 10 % requis par la loi, ce qui démontre un système financier sain et robuste, soutenu par ses propres fonds propres.
Par ailleurs, l’ABA a indiqué que les réductions du taux directeur mises en œuvre par la Banque centrale se répercutent déjà sur les conditions du marché, dont le taux de prêt moyen pondéré (WALR) a été réduit d’environ 100 points de base entre novembre et décembre 2024.
Enfin, le secteur bancaire a exprimé son intérêt à poursuivre ses efforts pour garantir qu'il demeure un canal efficace de transmission de la politique monétaire et qu'il continue à remplir efficacement son rôle d'intermédiaire financier, soutenant l'activité économique, l'emploi et, par conséquent, le bien-être des citoyens.




