Extrait du Diario Libre
SAINT-DOMINGUE.- Le Sénat de la République dominicaine a approuvé à l'unanimité mardi, en deuxième lecture, le projet de loi qui introduit des modifications à la loi n° 491-06 de l'aviation civile de la République dominicaine, qui date de 2006.
Ce projet de loi, soumis au Sénat par le président Luis Abinader, vise à modifier la législation actuelle afin d'y inclure des dizaines de nouvelles sanctions pour ceux qui commettent des infractions dans le cadre d'opérations aériennes.
Le projet de loi a reçu l'unanimité des 20 sénateurs présents.
Réglementation des drones dans le pays
Le projet prévoit une réglementation pour les drones et leurs opérateurs, qui, une fois la loi promulguée, devront être titulaires d'une licence ou d'un certificat pour utiliser ces appareils. Jusqu'à présent, la réglementation des drones figurait dans le règlement de l'Institut dominicain de l'aviation civile (IDAC), mais aucune loi ne régissait la question.
Les opérateurs de drones devront payer entre 25 000 et 500 000 RD$ s’ils commettent des infractions mineures, comme le fait de ne pas signaler par écrit une urgence en plein vol ou de ne pas s’assurer que le drone dispose d’une alimentation suffisante pour rester en vol.
De plus, les opérateurs de drones pourraient se voir infliger une amende pouvant atteindre un million de pesos si le drone entrave ou détourne l'objectif d'une inspection ou d'une enquête.
Vous devrez également vous acquitter d'une amende conséquente si vous ne respectez pas les exigences de maintenance de navigabilité déclarées obligatoires par le constructeur de l'équipement.
De même, seront considérés comme infractions les actes suivants : la manipulation d’un drone à l’aide d’une télécommande par deux personnes simultanément ; le lancement d’un vol sans désignation préalable d’un pilote ; le fait de ne pas s’assurer que le drone ne représente aucun danger pour les autres personnes ou les aéronefs à proximité ; le pilotage d’un drone depuis un véhicule en mouvement ou sa manipulation de nuit sans autorisation préalable de l’IDAC.
D'autres infractions pouvant entraîner des amendes de plusieurs millions de dollars, voire l'annulation du permis de vol, selon le projet de loi, comprennent le pilotage d'un aéronef sans assistance visuelle, le survol d'une personne par un drone, son pilotage à plus de 160 km/h et le refus de céder le passage à d'autres aéronefs.
Un autre article du projet de loi prévoit des amendes pouvant atteindre trois millions de pesos si au moins 23 irrégularités prévues par le projet sont commises, notamment l'utilisation d'un drone dans une zone interdite ; la présentation d'un enregistrement faux ou frauduleux pour démontrer la conformité aux exigences ; la falsification de la carte d'enregistrement du drone ; l'absence de licence ou de certificat autorisant l'opérateur à piloter le drone ; et le contrôle du drone sans la supervision directe d'un télépilote.
Le projet de loi est maintenant soumis à la Chambre des députés, où il doit faire l'objet d'une procédure de double lecture ; s'il est approuvé, il sera transmis au pouvoir exécutif pour promulgation ou examen.
Source : Diario Libre.




