SAINT-DOMINGUE.– Le nouveau Congrès, qui a débuté vendredi dernier, le 16 août, devra examiner le projet de loi général sur les locations immobilières et les expulsions, qui a été approuvé le 25 juillet de cette année, dernier jour de la première législature ordinaire, en première lecture par la Chambre des députés.
C’est la deuxième fois que ce projet de loi, présenté par le président de la Chambre basse, Alfredo Pacheco, est adopté. La première fois, c’était le 24 mai de l’année dernière, également en première lecture, et il avait ensuite fait l’objet d’auditions publiques, avec la participation des secteurs concernés.
À deux reprises, le projet de loi n'a pas progressé, expirant avec la législature, et doit donc être réintroduit à la Chambre des députés. Il remplacerait une ancienne loi régissant les revenus fonciers en République, promulguée en 1955 sous la dictature de Trujillo.
Cette loi a pour objet de réglementer les relations juridiques découlant de la location de biens immobiliers destinés à l'habitation ou à d'autres usages. Si elle est approuvée par le Congrès national, elle s'appliquera à tous les contrats, écrits ou verbaux, de location de biens immobiliers, quel que soit leur lieu d'habitation, et destinés à l'exercice d'une activité commerciale, industrielle, artisanale, professionnelle, technique, de santé, culturelle, éducative, récréative ou de service public.
Trois points clés de la loi
Selon l’article 31 du projet, « il est interdit d’établir comme condition de location de logement la condition de ne pas avoir d’enfants, d’être étranger, ou d’établir une discrimination liée à l’origine ethnique, au sexe, à la croyance, à la condition sociale ou à d’autres formes de discrimination ».
L'article 19 stipule également que les propriétaires et gestionnaires de maisons, d'appartements, d'immeubles, de bureaux et d'espaces physiques à louer dans les zones urbaines et périurbaines, ou d'entrepôts, de bâtiments industriels et similaires, déposeront à la Banque de réserve de la République dominicaine les sommes qu'ils exigent des locataires à titre de dépôt dans le contrat initial.
De même, il établit que le tribunal de justice de paix du lieu où se trouve la propriété sera le tribunal compétent pour entendre les réclamations concernant les loyers, comme prévu à l'article 39.
droit du courtage immobilier
Concernant le projet de loi visant à réglementer le courtage immobilier dans le pays, il est actuellement examiné par la commission de la justice de la Chambre des députés et, selon les acteurs du secteur impliqués dans ce dossier, il y a de fortes chances qu'il soit examiné et approuvé par les députés et les sénateurs.
Le pays examine des propositions en la matière depuis plus de 20 ans. Cette fois-ci, l'objectif est d'obtenir son approbation, compte tenu de la forte croissance du secteur immobilier en République dominicaine, qui nécessite de toute urgence une réglementation encadrant son fonctionnement.
Le président de l'Association des agents et sociétés immobilières (AEI) a déclaré que « l'intérêt de nos législateurs, du pouvoir judiciaire, des municipalités, des autorités étatiques, des constructeurs, des promoteurs et des investisseurs dominicains et étrangers est plus qu'évident dans l'approbation de cette loi ».
Dans une déclaration envoyée à El Inmobiliario en juillet dernier, il a indiqué que l'AEI, avec ses membres, « est unie d'une seule voix pour atteindre cet objectif, qui apportera de nombreux avantages à notre économie en envoyant un message d'investissement sûr et fiable ».
Trois choses à propos du droit des agents
L’article 6 du projet de loi stipule que le marché immobilier dominicain serait réglementé et supervisé par le ministère du Logement, de l’Habitat et des Bâtiments (MIVHED).
De même, l’article 34 de la proposition prévoit la création d’un comité d’éthique chargé de résoudre les plaintes et les violations non couvertes par la législation.
« Le comité d’éthique du marché du courtage immobilier examinera et résoudra, conformément à la procédure établie par le règlement du code de déontologie du marché du courtage immobilier, les plaintes et les violations de celui-ci qui ne constituent pas les sanctions prévues au titre suivant », souligne l’article 35.
De même, l'article 55 de la loi établit que les crimes immobiliers qui comportent des « circonstances aggravantes » seront punis d'une peine pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison et jusqu'à 100 salaires minimums, en prenant comme référence ce qui est payé dans le secteur public.




