SAINT-DOMINGUE– Le groupe VARMA a déclaré ce mardi avoir entamé une procédure judiciaire en début d'année pour annuler sa transaction avec le réseau de la Coopérative d'épargne et de crédit Herrera (Coop-Herrera). Toutefois, l'accord de réversion n'a pas permis de récupérer l'intégralité des biens. Le groupe affirme qu'un bien a été vendu et un autre hypothéqué, et qu'il n'a perçu aucune compensation financière.
Dans un communiqué, les sociétés dirigées par Miguel Vargas Maldonado affirment avoir été victimes du réseau criminel Coop-Herrera. Ce dernier est poursuivi par le parquet pour association de malfaiteurs, falsification de documents publics et privés et usurpation d'identité. Le parquet soutient que le groupe s'est livré à des pratiques frauduleuses à l'encontre de l'administration, à des abus de confiance envers les déposants et à du blanchiment d'argent.
VARMA a salué l'enquête menée par les autorités et a confirmé que, malgré le préjudice subi, elle remettra rapidement tous les certificats aux institutions compétentes.
Dans sa déclaration, VARMA explique qu'à la suite de divers manquements, la société a intenté une action en justice en mai de cette année pour mettre fin aux négociations et demande simultanément un jugement pour un montant compensatoire pour les dommages causés par ces manquements, car elle a été gravement affectée et lésée financièrement par l'impossibilité de mener des opérations immobilières avec ces actifs.
Par la suite, Coop-Herrera et VARMA ont tenté de parvenir à un accord mutuellement avantageux prévoyant l'annulation complète de la transaction et le retrait des poursuites engagées. Cet accord n'a pu être pleinement mis en œuvre, car deux des propriétés concernées par la transaction ont été irrégulièrement détournées et transférées à des tiers sans que VARMA ne perçoive le moindre revenu de ces opérations.
« Pour ces raisons, VARMA saisit cette occasion pour apporter publiquement son soutien aux actions des autorités dans cette affaire, notamment au Bureau du Procureur général et à l’Institut pour le développement coopératif et le crédit (IDECOOP). Par ailleurs, elle réaffirme son ferme attachement aux valeurs éthiques qui ont fait d’elle l’une des entreprises leaders du secteur de la construction et du développement immobilier dans le pays. ».
La majorité des propriétés
Selon l’acte d’accusation, 95 % des biens acquis par le réseau impliqué dans l’opération Owl ont été achetés directement auprès des mêmes personnes ou par l’intermédiaire de sociétés liées au groupe Vargas Maldonado, selon le dossier de la Direction générale des poursuites du ministère public (DIGEPEMP).
L'enquête qui a conduit à l'arrestation de sept dirigeants de la coopérative d'épargne et de crédit Herrera (Coop-Herrera) pour une fraude d'environ 2,5 milliards de dollars dominicains a établi que, suite à ces événements, plus de 40 propriétés avaient été acquises par la simulation de prêts et de certificats financiers.




