Cette mesure vise à réduire les délais de traitement, à renforcer le contrôle financier et à optimiser l'exécution des dépenses publiques grâce à des processus électroniques juridiquement validés
SAINT-DOMINGUE. – Le gouvernement dominicain a franchi une étape vers la modernisation du système financier de l'État en mettant en œuvre des signatures numériques pour l'approbation des ordres de paiement, une mesure visant à réduire les délais de traitement, à accroître l'efficacité administrative et à renforcer le contrôle interne dans les institutions publiques.
La disposition, annoncée par la Présidence de la République, établit que les processus seront effectués par le biais du Système d'information de gestion financière (Sigef) et seront validés par le biais du Gestionnaire de signatures gouvernementales (Firmagob), plateformes qui centralisent et garantissent la traçabilité des opérations.
Les signatures numériques, régies par la loi n° 126-02 relative au commerce électronique, aux documents et aux signatures numériques, constituent un mécanisme permettant d’authentifier les documents électroniques avec pleine valeur juridique, garantissant l’identité du signataire et l’intégrité des informations. Leur mise en œuvre remplace les processus manuels, réduit la consommation de papier et raccourcit considérablement les délais de traitement.
La mesure a été officialisée par une résolution conjointe signée par le ministère des Finances et de l'Économie, le ministère de l'Administration publique, le Contrôleur général de la République et le Trésor national, qui établit un cadre institutionnel pour son application dans l'ensemble de l'appareil d'État.
Par cette initiative, le gouvernement vise à optimiser les délais de traitement des approbations de paiement, à améliorer les processus de contrôle et à s'orienter vers une administration publique adaptée à la transformation numérique. Selon la présidence, cette mesure s'inscrit dans la stratégie gouvernementale de modernisation administrative et de simplification des procédures.
Moins de bureaucratie, une plus grande efficacité opérationnelle
La mise en œuvre des signatures numériques a un impact direct sur l'un des aspects les plus sensibles de l'administration publique : le traitement des paiements. En éliminant les étapes manuelles et en réduisant le nombre d'intermédiaires, les flux financiers de l'État sont rationalisés, ce qui peut se traduire par une plus grande efficacité pour les fournisseurs, les prestataires et les projets en cours.
De plus, l’utilisation de documents électroniques améliore la traçabilité de chaque transaction, facilitant ainsi les processus d’audit et de contrôle interne. Le Bureau du Contrôleur général utilisera des fichiers numériques signés électroniquement pour valider et auditer les transactions, renforçant ainsi la transparence dans la gestion des ressources publiques.
Concrètement, les institutions devront fournir des informations détaillées sur les ordres de paiement traités, les délais d'approbation, les incidents éventuels et les performances du système, ce qui permettra de contrôler l'efficacité du nouveau dispositif et d'ajuster sa mise en œuvre.
Mise en œuvre progressive et portée nationale
La mise en œuvre de la signature numérique se fera progressivement, selon un calendrier défini par les autorités, et sera obligatoire pour les entités du gouvernement central, les institutions décentralisées, les organismes autonomes non financiers et les organismes de sécurité sociale qui opèrent par l'intermédiaire de Sigef.
Ce système, véritable pilier financier de l'État, intègre les processus budgétaires, de trésorerie et comptables, notamment la paie, les achats, les contrats de service, les projets de travaux publics et les recettes publiques. Sa numérisation représente une transformation structurelle majeure de la gestion des ressources de l'État.
Le nouveau dispositif prévoit également l'autorisation des fonctionnaires en tant que signataires numériques, ainsi que des mécanismes de contingence pour garantir la continuité opérationnelle en cas de défaillances techniques éventuelles.
Globalement, la mise en œuvre des signatures numériques constitue un progrès dans la modernisation de l'État dominicain, avec des implications directes sur l'efficacité des dépenses publiques, la transparence institutionnelle et la compétitivité du pays.
Pour l'environnement économique, la rationalisation des processus de paiement constitue un signal pertinent, réduisant les délais de réponse de l'État et améliorant les relations avec le secteur privé, notamment dans les domaines liés à l'exécution de projets et à la passation de marchés de services.
Lectures recommandées :




