Le Congrès national s'efforce de relancer la loi sur la location, déclare le député Luis Henríquez .

Le Congrès national travaille à la relance de la loi sur la location, déclare le député Luis Henríquez

Par Gissel Taveras

elinmobiliariodo@gmail.com

SAINT-DOMINGUE.- Vingt ans après la première proposition de loi sur les locations immobilières et les expulsions à la Chambre des députés, il s'agit toujours d'une initiative, réintroduite par le député Alfredo Pacheco le 21 août de l'année dernière. 

À l'heure actuelle, les législateurs ne sont pas encore parvenus à un consensus qui détermine l'équilibre des droits et des devoirs des deux parties concernées : le locataire et le propriétaire. 

À cet égard, le député Luis Henríquez estime que ce projet est très important pour adapter les conditions et les accords entre locataires et propriétaires aux réalités actuelles en matière de location immobilière. 

« Le Congrès national a repris le projet à deux reprises en créant des comités, mais la dernière décision a consisté à nommer un nouveau comité qui travaille déjà à la reprise du projet et à la présentation d’un rapport », a déclaré le législateur El Inmobiliario.

Le député a souligné que cette nouvelle commission devait présenter son étude lors de cette législature ou de la suivante. 

« Ce texte législatif est essentiel pour renforcer le droit de propriété et créer les conditions permettant aux citoyens d’accéder à un logement sûr et abordable », a-t-il déclaré. 

De plus, elle permet aux propriétaires de disposer d'une loi sur laquelle s'appuyer en cas de problème juridique. 

Quels ont été les inconvénients ? 

 La plupart des législateurs s'accordent à dire que ce projet de loi est d'une importance capitale pour le secteur du logement et de la location immobilière, mais ils n'ont pas encore réussi à parvenir à un accord pour son approbation finale. 

L'un des problèmes soulevés est l'objection de certains secteurs concernés, notamment l'Association des agents et sociétés immobilières (AEI), l'Association des constructeurs et promoteurs de logements (Acroprovi), la Fondation pour l'institutionnalisation et la justice (Finjus) et d'autres. 

Les différents secteurs estiment que le projet de loi devrait être modifié afin de le renforcer et de créer un instrument plus équitable et transparent qui stimulera l'investissement immobilier et l'économie. 

Ils estiment que ce projet permettrait d'établir un équilibre entre les droits des propriétaires et des locataires. 

De même, certains estiment que la Banque agricole devrait continuer à recevoir les dépôts pour les contrats de location, tandis que d'autres suggèrent que ce rôle revienne à la Banque de réserve. 

De même, la Fondation pour l’institutionnalisme et la justice (Finjus) a compris que le projet de loi devait être amélioré car il établissait des protocoles bureaucratiques qui affecteraient le secteur productif et nuiraient à l’investissement. 

Que propose le projet de loi sur les locations immobilières et les expulsions ? 

 L'un des points soulevés par le projet est que le locataire ne verse qu'un dépôt d'un mois, déposé à la Banque de réserve au lieu de la Banque agricole, l'entité actuellement en charge. 

En outre, l’initiative interdit la discrimination fondée sur le fait d’avoir des enfants, d’être étranger, d’appartenir à un groupe ethnique, le sexe, la croyance, le statut social ou d’autres causes (article 31) et propose que les litiges concernant le dépôt soient résolus en première instance par les juges de paix de la juridiction à laquelle correspond le bien (article 22). 

La loi vise également à prendre en compte les locations commerciales afin de rendre le projet plus complet. 

Que permettrait cette nouvelle loi si elle était adoptée ? 

L'un des pires cauchemars de tout propriétaire aujourd'hui est de trouver un locataire qui ne paie pas son loyer, mais qui ne décide pas non plus de quitter le logement de lui-même ; dans certains cas, les procédures d'expulsion peuvent durer des années. 

Sur ce point, le nouveau projet de loi propose de créer une juridiction spécialisée qui permettra d'effectuer les expulsions de locataires qui ne paient pas leur loyer dans un délai maximal de deux mois. 

En revanche, certains locataires se plaignent de devoir verser jusqu'à quatre dépôts de garantie pour pouvoir louer un logement ; la loi propose donc de n'en exiger qu'un seul. 

Ce projet était censé être approuvé avant la fin du mois de janvier de cette année, 2024.

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