SAINT-DOMINGUE – Une possible modification de la loi sur les déchets solides est de nouveau à l’ordre du jour, après une réunion la semaine dernière entre des représentants du secteur privé et des législateurs afin d’analyser l’impact des taux élevés fixés par la réglementation actuelle.
Selon les informations de la Direction générale des impôts intérieurs (DGII), la réunion a été suivie par les présidents du Sénat et de la Chambre des députés, ainsi que par des représentants du secteur des entreprises et des responsables du secteur économique, dans le but de « rechercher une solution aux taux élevés de la contribution volontaire obligatoire établie par la loi 225-20, modifiée par la loi 98-25 ».
D'après le communiqué adressé aux entreprises, il a été souligné lors de la réunion que les montants actuels de cette contribution sont élevés pour diverses activités économiques, ce qui a motivé la discussion sur d'éventuels ajustements de la réglementation.
Accord pendant la discussion d'une modification
Selon l'institution, l'un des principaux accords conclus avec la DGII stipule que, dans l'attente d'une solution consensuelle et alors que le Congrès national est informé d'une éventuelle modification, les entreprises doivent procéder à la présentation de leurs déclarations relatives à l'exercice fiscal 2025.
À cet égard, le document indique que « même si les autorisations de paiement pour les déchets solides sont générées, la valeur générée ne sera pas versée le 30 avril, le temps que le Congrès approuve la modification des tarifs ».
Il est également précisé que les autres obligations fiscales, telles que l'impôt sur le revenu (IR-2), 1 % des actifs productifs et les paiements anticipés, doivent être remplies régulièrement.
Mesures administratives et crédits aux contribuables
D’après les informations fournies, la DGII procédera à des ajustements de son système afin d’éviter l’application de surtaxes durant ce processus.
« La valeur générée ne sera pas versée tant que le Congrès n'aura pas approuvé la modification des tarifs », indique le document, ajoutant que l'entité « poursuivra ses opérations dans le système de manière à ce qu'aucune surtaxe ne soit générée ».
De plus, il est établi que les contribuables ayant déjà effectué des paiements selon les montants actuels bénéficieront d'un ajustement. Plus précisément, il est indiqué que « ceux qui ont payé 675 000 pesos ou le montant stipulé dans la loi 98-25 se verront créditer du montant résultant du nouveau taux après modification de la loi, majoré du montant déjà versé ».
Contexte : une loi avec des augmentations significatives
Le débat a émergé après l'entrée en vigueur de la loi 98-25, qui modifie la loi 225-20 sur la gestion des déchets solides et qui a introduit des augmentations importantes de la contribution spéciale que les entreprises doivent payer.
Comme l'a précédemment rapporté El Inmobiliario, la réglementation établit des montants allant de 3 000 RD$ à 675 000 RD$ par an, en fonction du niveau de revenu déclaré par les entités à la DGII, avec des augmentations pouvant dépasser 500 % des montants précédents.
Conformément à la législation, ces contributions sont destinées à financer la gestion globale des déchets, y compris les stations de transfert, les décharges sanitaires et autres projets liés à la gestion des déchets.
Le processus entre les mains du Congrès
D'après les informations disponibles, toute modification tarifaire potentielle dépendra du consensus trouvé au Congrès national, où les ajustements proposés par les secteurs concernés devront être discutés.
Parallèlement, les autorités fiscales et les représentants des entreprises maintiennent le dialogue ouvert, cherchant une solution permettant de réexaminer les montants établis sans incidence sur le respect des obligations fiscales.
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