Elle oblige les cimenteries à utiliser des dérivés de déchets solides domestiques comme combustible alternatif.
SAINT-DOMINGUE.- Après que la session plénière de la Chambre des députés a accepté hier, mercredi, en une seule lecture, les observations formulées par le pouvoir exécutif sur la loi générale relative à la gestion intégrée et au co-traitement des déchets solides, le nouvel instrument est prêt à retourner au pouvoir exécutif et à être promulgué.
Le Sénat de la République a approuvé vendredi dernier, le 5 décembre, en une seule lecture, les observations formulées par le pouvoir exécutif sur le projet de loi modifiant la loi 225-20 sur la gestion intégrée des déchets solides, un texte renvoyé par le président Luis Abinader en novembre dernier pour y intégrer des ajustements techniques et environnementaux
Le président s'est opposé à au moins 19 articles du règlement, notamment celui qui oblige les cimenteries à utiliser des dérivés de déchets solides nationaux comme combustible alternatif.
Les observations ont été soumises au Congrès national par le biais d'une lettre de 28 pages adressée au Sénat. Cette lettre proposait de réviser 19 articles du projet de loi, d'y ajouter de nouveaux passages et d'apporter des modifications spécifiques à la formulation originale.
Le paragraphe I de l’article 20 établit que les entreprises produisant du « clinker » doivent progressivement incorporer des combustibles alternatifs, dans le but de remplacer totalement ou partiellement les combustibles fossiles utilisés dans leurs fours, par des procédés de co-traitement dûment réglementés.
Par ailleurs, le paragraphe II stipule que le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles doit publier les règlements correspondants dans un délai maximal de six moisà compter de l’entrée en vigueur de la loi.
Le pouvoir exécutif a également proposé la suppression des paragraphes I et II de l'article 21 de la loi, qui exigent que les entreprises de mélange d'asphalte incorporent un pourcentage de plastique recyclé dans leur production, un pourcentage qui serait fixé par un règlement du ministère de l'Environnement.
D'autres points ont été observés, notamment l'article 3 de la loi approuvée, qui incorpore les chiffres 21 bis et 47 bis dans l'article 4 de la loi 225-20, ainsi qu'un paragraphe VII à l'article 116. Cette section a été l'une des plus contestées par divers secteurs, qui demandent sa révision, estimant que la disposition prévoyant la création d'une usine de traitement des déchets solides pour chaque région pourrait conduire à un système de monopole.




