Cette mesure vise à prévenir le blanchiment d'argent dans les transactions sensibles.
SAINT-DOMINGUE.– Le Service des impôts internes de la République dominicaine (DGII)a annoncé une mise à jour des limites autorisées pour les paiements en espèces dans les transactions de grande valeur, conformément à la résolution CONCLAFIT-2025-01 publiée par le Comité national de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (CONCLAFIT).
L'institution a expliqué que la mesure, en vigueur depuis le 1er septembre de cette année, modifie les limites prévues à l'article 64 de la loi 155-17, dans le but de renforcer la traçabilité des opérations et de réduire les risques associés à l'utilisation excessive d'espèces.
Parmi les ajustements apportés, une nouvelle limite de 1 500 000 RD$ est établie pour les paiements en espèces lors de l’achat, de la vente ou du transfert de biens immobiliers , ce qui aura un impact direct sur les processus immobiliers qui doivent se conformer à des contrôles de vérification plus stricts.
Pour les opérations liées aux véhicules à moteur, aux aéronefs et aux bateaux, la limite a été fixée à 800 000 RD$, un montant conforme aux exigences établies dans le Règlement général 06-2022, qui exige la présentation d’une preuve de paiement fiable pour valider ces procédures auprès de l’institution.
Concernant les articles classés comme luxueux ou prestigieux — tels que les montres, les bijoux précieux ou les œuvres d'art — le montant maximal autorisé pour les paiements en espèces sera de 700 000 RD$, afin de renforcer la supervision des opérations qui, par leur nature, représentent un risque potentiel au sein du système.
De même, la DGII a indiqué que d'autres actes envisagés aux alinéas d, e et fyg de l'article 64 auront une limite de 400 000 RD$, étendant ainsi les contrôles à des catégories supplémentaires soumises à la surveillance financière.
Cette mise à jour aura également une incidence sur les processus de transfert et de mainlevée de biens immobiliers, tels qu'établis dans l'avis 07-2025, qui exige que les paiements effectués et ceux en attente de réalisation dans les transactions immobilières soient détaillés avec précision.
L’organisme a rappelé que les personnes physiques et morales, ainsi que les notaires, doivent se conformer strictement à ces nouvelles limites et vérifier la documentation requise, conformément à la norme générale 07-2022 qui régit leurs actions dans les opérations de ce type.
Enfin, la DGII a réaffirmé que ces dispositions visent à renforcer la transparence et à atténuer les risques d'activités illicites liées au blanchiment d'argent. Pour toute question, les contribuables peuvent contacter le Centre de contact, écrire à l'adresse électronique de l'organisme ou consulter son site web officiel.





