SAINT-DOMINGUE.- La Banque centrale de la République dominicaine (BCRD) prévoit que d'ici la fin de 2024, les revenus provenant des investissements directs étrangers (IDE) atteindront 4,5 milliards de dollars américains, tandis que les transferts de fonds atteindront 10,4 milliards de dollars américains, compte tenu de l'évolution du marché international actuel.
« Analysant l’évolution récente du secteur extérieur, la Banque centrale de la République dominicaine (BCRD) anticipe une tendance favorable des recettes en devises étrangères en 2024, portée par les revenus du tourisme, les investissements directs étrangers et les exportations, ainsi que par les transferts de fonds. Ces derniers devraient atteindre respectivement environ 10,4 milliards et 4,5 milliards de dollars américains d’ici la fin de l’année », a souligné l’agence.
Le rapport ajoute que ces entrées de devises contribuent à la relative stabilité actuelle du taux de change, de sorte qu'à fin mars 2024, la monnaie nationale s'était dépréciée de 1,7 % par rapport à fin 2023.
L'institution souligne que l'augmentation des flux de revenus extérieurs a également permis de maintenir un niveau adéquat de réserves internationales, qui atteignaient 13 814 millions de dollars américains à fin mars. Ce niveau représentait 11,2 % du produit intérieur brut (PIB) et environ 4,9 mois d'importations, dépassant ainsi les seuils recommandés par le FMI.
La Banque centrale du Costa Rica (BCR) a indiqué qu'au cours du premier trimestre 2024, les transferts de fonds reçus ont atteint 2 635,6 millions de dollars américains, soit une augmentation de 6,2 % par rapport à la même période de l'année précédente.
L'organisation a souligné que, comme en 2023, les flux de transferts de fonds continuent de croître d'une année sur l'autre. Plus précisément, en mars, 925,5 millions de dollars américains de transferts de fonds ont été reçus, soit une hausse de 1,1 % par rapport au même mois en 2023.
La Banque centrale de la République dominicaine (BCRD) explique que la performance économique des États-Unis a été l'un des principaux facteurs qui ont influencé le comportement des transferts de fonds, puisque 86,4 % des flux formels en mars provenaient de ce pays, soit environ 727,8 millions de dollars américains.
D'une part, le taux de chômage global aux États-Unis s'établissait à 3,8 % en mars, en légère baisse par rapport aux 3,9 % enregistrés en février, avec la création de 303 000 nouveaux emplois. Quant au chômage chez les Hispaniques, il a reculé à 4,5 % en mars après avoir atteint 5,0 % en février.
Il est à noter qu'en outre, l'indice des directeurs d'achat (PMI) du secteur non manufacturier de l'Institute for Supply Management (ISM) a enregistré une valeur de 51,4 en mars, inférieure aux 52,6 de février 2024. Malgré cela, l'indice montre toujours que le secteur des services, qui emploie la majeure partie de la diaspora dominicaine, continue de croître.

L'organisme émetteur indique que les transferts de fonds constituent un soutien essentiel pour les familles bénéficiaires et contribuent directement à la réduction de la pauvreté et des inégalités. À cet égard, les fonds reçus en mars ont été principalement utilisés pour les dépenses des ménages (96,5 %), un chiffre conforme aux études précédentes du Centre d'études monétaires latino-américaines (CEMLA). Le reste a servi à rembourser les dettes des ménages bénéficiaires.
La Banque centrale réaffirme son engagement à surveiller l'environnement économique actuel afin de continuer à prendre les mesures nécessaires pour contrer l'impact sur l'économie dominicaine du contexte international difficile actuel, et ce, afin de garantir la stabilité des marchés des prix et des changes.




