L'héritage est l'un des principaux modes de transmission de la propriété immobilière dans le pays. Sa bonne ou mauvaise gestion a des répercussions directes sur la sécurité juridique et le marché immobilier.
SAINT-DOMINGUE – En République dominicaine, l’héritage est le principal mode de transmission de la propriété immobilière. Toutefois, le décès du propriétaire n’entraîne pas automatiquement l’enregistrement de la propriété.
Bien que la succession s’ouvre avec le décès du défunt, selon l’article 718 du Code civil, la propriété du bien nécessite des actes ultérieurs.
Le Code civil détermine qui hérite et dans quelle proportion, par le biais des règles de succession ab intestat (art. 723 et 731) ou des dispositions testamentaires valides, mais, en outre, pour que les héritiers puissent disposer du bien, le vendre ou le développer, ils doivent se conformer aux exigences du système d'enregistrement immobilier.
Tant que l'héritage n'est pas divisé, la propriété reste en indivision, une situation juridiquement valable mais économiquement limitante, puisque l'indivision implique que la propriété appartient à tous les héritiers ensemble, ce qui restreint son utilisation et sa circulation sur le marché formel.
À cela s'ajoute l'obligation fiscale instituée par la loi 2569, qui exige la déclaration de succession et le paiement de l'impôt correspondant comme condition préalable à toute transaction ultérieure. Sans cette démarche, la procédure d'enregistrement est bloquée.
Du point de vue immobilier, ce cadre réglementaire explique pourquoi de nombreux biens hérités restent hors du marché pendant des années.
Il ne s'agit pas de l'absence de loi, mais de la coexistence de règles qui exigent une coordination et un respect séquentiel, et dans ce contexte, l'absence d'une législation successorale exhaustive redevient pertinente.
Une réforme potentielle unifiant les critères civils, fiscaux et d'enregistrement aurait un impact direct sur la formalisation des actifs immobiliers et sur la revitalisation du secteur.




