Par Pedro Ardón
El Inmobiliario
Il souligne l'importance de s'adapter à un environnement économique incertain et de surveiller des facteurs clés tels que l'inflation, les taux d'intérêt et le taux de change du dollar afin de faire face aux fluctuations possibles du marché immobilier.
SAINT-DOMINGUE. – L’économiste Francisco Tavárez prévoit que le marché immobilier de la République dominicaine connaîtra une année 2025 caractérisée par un dynamisme positif, porté par une série de facteurs clés qui favorisent la croissance soutenue du secteur.
Selon l'expert, la récente baisse du taux directeur, actuellement fixé à 5,75 %, contribue à un environnement favorable au secteur de la construction. Cette mesure, qui a entraîné une diminution de 275 points de base depuis mai 2023, rend le crédit moins cher, ce qui stimulera l'offre et la demande de logements.
L'économiste a également souligné que l'inflation, qui a clôturé l'année 2024 à 3,35 %, se situe dans la fourchette cible de la Banque centrale, reflétant une tendance à la stabilité économique qui continuera de favoriser la confiance des investisseurs et du marché immobilier.
La croissance prévue de l'économie dominicaine, estimée à 5,2 % d'ici 2024, contribue également de manière significative au dynamisme du secteur. Selon Tavárez, la combinaison de ces facteurs créera un environnement favorable à une croissance soutenue du marché immobilier.
De même, il a notamment souligné l'impact des politiques économiques nationales et internationales. Au niveau local, le déblocage de 35 milliards de pesos dominicains (RD$) provenant des réserves obligatoires pour les prêts destinés à l'acquisition de logements, aux prêts relais et à la construction de nouveaux logements apportera un soutien crucial au secteur.
Cela encouragera l'acquisition de logements à bas prix, un segment clé pour résoudre le déficit de logements dans le pays et faciliter l'accès à la propriété pour les jeunes.
Tavárez a également souligné comment les politiques pro-entreprises des États-Unis, impulsées par l'administration Trump, pourraient influencer la croissance économique du pays, ce qui se traduirait par une augmentation des transferts de fonds vers la République dominicaine et une amélioration du pouvoir d'achat des Dominicains vivant à l'étranger. « Ce phénomène pourrait entraîner une forte hausse de la demande de logements, notamment dans les segments de prix moyens et bas », a-t-il ajouté.
Concernant l'évolution des prix de l'immobilier à court et moyen terme, Tavárez estime que les prix continueront d'augmenter en raison d'une offre limitée, elle-même due à une réglementation stricte de l'aménagement du territoire et à la rareté des terrains disponibles en zone urbaine. Il met toutefois en garde contre les risques que cette hausse fait peser sur l'accessibilité au logement.
« En particulier, les jeunes acheteurs pourraient être exclus du marché immobilier en raison des prix élevés, ce qui constitue un obstacle à l’accès à la propriété dans un contexte de croissance économique », a-t-il averti.
Tavárez a également mis en garde contre les effets des changements géopolitiques mondiaux sur le marché immobilier local, notamment en raison des tensions en Ukraine et de la potentielle guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.
Ces facteurs pourraient engendrer une incertitude économique mondiale, affectant les flux d'investissements étrangers et les prix des intrants importés, ce qui aurait un impact direct sur les coûts de construction et, par conséquent, sur les prix de l'immobilier dans le pays.
Dans ce contexte, il a recommandé aux agences immobilières de se préparer à s'adapter rapidement à tout changement économique susceptible de survenir, notamment ceux liés aux taux d'intérêt, au taux de change du dollar et aux prix des intrants.
« Les entreprises immobilières doivent suivre de près les tendances macroéconomiques, comme les fluctuations de l’inflation et des taux d’intérêt, afin d’anticiper les hausses potentielles des coûts de construction. De plus, il est essentiel que les agences misent sur l’innovation et adaptent leurs modèles économiques à un marché plus exigeant, qui attend davantage de logements abordables pour le grand public », a-t-il expliqué.
Selon le professeur, le logement social est un segment qui promet une forte croissance en 2025 et qui, grâce à la politique de réserve légale visant à améliorer l'accès à ce type de logement, se positionne comme le secteur le plus dynamique du marché immobilier.
Il est affirmé que, compte tenu du déficit de logements auquel est confrontée la République dominicaine et du soutien de l'État pour améliorer l'accès au logement, ce segment sera essentiel pour améliorer la qualité de vie des familles les plus démunies.

Francisco Tavarez. (SOURCE EXTERNE).
Grâce à une combinaison de facteurs économiques positifs et de politiques publiques adaptées aux besoins du marché, Francisco a présenté 2025 comme une année de croissance et d'opportunités pour le marché immobilier en République dominicaine.
Toutefois, le professeur d'université a insisté sur la nécessité de faire preuve de prudence face aux fluctuations des marchés internationaux et aux difficultés économiques potentielles susceptibles d'influer sur les coûts et la demande de logements. De même, le secteur immobilier doit adopter une approche flexible et adaptable pour demeurer compétitif et pérenne dans un environnement économique de plus en plus complexe.




