Les activités qui ont le plus contribué à cette performance sont l'agriculture, l'exploitation minière, la production locale, la production en zone franche, les services financiers, le transport et l'entreposage, le commerce, ainsi que l'immobilier et les activités de location.
SAINT-DOMINGUE– Les chiffres préliminaires de l’indicateur mensuel d’activité économique (IMAE) pour la période janvier-juin 2025 font état d’une variation annuelle de 2,4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Ce résultat est conforme aux taux de croissance de 2,7 % et 2,0 % enregistrés par l’économie dominicaine au cours des premier et deuxième trimestres de l’année en cours, respectivement, a indiqué hier la Banque centrale de la République dominicaine (BCRD).
L’agence note que, concernant les données spécifiques du mois de juin, l’IMAE a enregistré une hausse de 1,1 % par rapport au même mois de 2024. Ces résultats s’expliquent par un contexte d’incertitude et de conditions de liquidité mondiales, qui ont affecté la performance des investissements privés, ainsi que par une exécution moindre des dépenses d’investissement du gouvernement par rapport à la moyenne historique de ces dernières années.
« Il convient de noter que des conditions financières et de liquidité restrictives persistent sur la scène internationale, comme en témoignent les taux d'intérêt élevés sur les principaux marchés de capitaux. Cette situation est aggravée par une incertitude géopolitique croissante, exacerbée par la récente escalade du conflit au Moyen-Orient, ainsi que par une volatilité accrue des prix des matières premières. Par ailleurs, les États-Unis, principal partenaire commercial de notre pays, ont opéré des changements importants dans leurs politiques commerciales, fiscales, réglementaires et d'immigration, susceptibles de freiner leur croissance économique et d'exercer une pression supplémentaire sur la dynamique des prix », indique le communiqué.
Le rapport ajoute que lors de la dernière réunion du Comité fédéral de l'open market (FOMC), le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a réaffirmé que les conditions ne sont pas encore réunies pour entamer un cycle d'assouplissement monétaire aux États-Unis. « À cet égard, il est prévu que les taux des fonds fédéraux soient abaissés progressivement, plutôt que brutalement, à mesure que des éléments plus probants se concrétisent quant à la convergence de l'inflation américaine, actuellement à 2,7 % fin juin, vers l'objectif fixé à 2,0 %. ».
Secteurs
D'après un rapport de la Banque centrale de la République dominicaine (BCRD), l'analyse des résultats cumulés de l'IMAE (Indice mensuel d'activité économique) pour la période janvier-juin 2025 révèle des variations positives d'une année sur l'autre dans l'agriculture, les industries extractives, la production manufacturière locale, la production en zone franche et, dans l'ensemble, le secteur des services. Au sein de ce dernier, les services financiers, le transport et l'entreposage, le commerce, ainsi que l'immobilier et la location se distinguent particulièrement.
Le secteur agricole a enregistré une croissance annuelle de 4,9 % entre janvier et juin 2025, principalement grâce à l'augmentation de la production de divers produits agricoles et d'élevage, notamment le riz, les bananes plantains, les bananes, les avocats, les œufs, le lait cru et le poulet. Cette performance positive a été rendue possible par le soutien technique et financier apporté par le gouvernement, par l'intermédiaire du ministère de l'Agriculture et de ses organismes affiliés, contribuant ainsi à améliorer la sécurité alimentaire du pays.
Concernant l'activité minière, on a constaté une variation annuelle de 2,3 % sur la période janvier-juin, en raison de la reprise de l'extraction d'or dans la principale mine du pays ces derniers mois, après une longue période de ralentissement.
Concernant le secteur de l'hôtellerie-restauration, une croissance de 2,8 % a été enregistrée de janvier à juin 2025 par rapport à la même période de l'année précédente. Cette performance s'explique par des croissances de 2,3 % au premier trimestre et de 3,3 % au deuxième trimestre, le mois de juin affichant une hausse de 2,9 %. Ce résultat est principalement dû aux services de restauration, qui ont compensé le ralentissement observé dans le secteur de l'hébergement, lié à la modération de la croissance du nombre d'arrivées de touristes aériens au cours des premiers mois de 2025, en provenance principalement des États-Unis et du Canada. Face à cette situation, le ministère du Tourisme a réagi de manière proactive en élaborant des stratégies visant à diversifier les marchés émetteurs et à attirer des touristes d'autres régions, ainsi qu'à promouvoir les arrivées de navires de croisière, afin d'atténuer l'impact sur les recettes en devises du pays.

L’activité d’intermédiation financière a enregistré une croissance cumulée de 7,9 % en glissement annuel au cours du premier semestre 2025, principalement tirée par le développement du crédit au secteur privé, qui a progressé de 10,0 % en valeur absolue, toutes devises confondues. Cela représente une augmentation de 215 milliards de pesos dominicains par rapport à juin 2024.
Entre janvier et juin 2025, l'activité du secteur de la construction a reculé de 2,3 % par rapport à la même période de l'année précédente, principalement en raison d'un contexte extérieur incertain et de taux d'intérêt réels relativement élevés. Cette situation se traduit par le report et/ou la mise en œuvre plus progressive des projets du secteur privé et par une demande plus faible de la part des acquéreurs de logements, conjuguée à des dépenses d'investissement publiques restées inférieures à la moyenne historique ces dernières années.
La Banque centrale constate que l'économie dominicaine fait preuve d'une résilience et d'une capacité de reprise remarquables, comme l'ont démontré les précédents ralentissements économiques. Par conséquent, une fois les sources d'incertitude externes dissipées et les anticipations des agents économiques normalisées, les conditions seront favorables à une réactivation plus rapide des différentes activités économiques. « Il convient de noter que l'augmentation des dépenses d'investissement du secteur public contribuerait à accélérer la croissance économique, la rapprochant plus rapidement de son potentiel. De même, le programme d'injection de liquidités de 81 milliards de pesos dominicains approuvé par le Conseil monétaire en juin dernier devrait contribuer à améliorer la performance des secteurs productifs dans les prochains mois, grâce au fonctionnement du mécanisme de transmission de la politique monétaire », conclut-elle.




