SAINT-DOMINGUE- Par le décret 59-24, le pouvoir exécutif confie au ministère des Travaux publics et des Communications (MOPC) l'administration de l'opérateur de services de bus métropolitains (OMSA), ce qui signifie que cette entité ne sera plus rattachée au ministère de la Présidence, mais propose que le ministre des Travaux publics soit le président du conseil d'administration, l'organe supérieur de la société.
En novembre dernier, le gouvernement a lancé le processus de transformation de l'Office métropolitain des services de bus (OMSA) en une société publique, en formant le conseil d'administration de l'OMSA qui sera présidé par le ministre de la Présidence, Joel Santos Echavarría, accompagné du ministre de l'Administration publique, Darío Castillo, et du directeur de l'OMSA, Radhamés González.
Auparavant, par le biais du décret n° 167-23, publié le 25 avril 2023, le président de la République Luis Abinader avait établi les critères de transformation de l'Office métropolitain des services d'autobus (OMSA) en une société publique, conformément aux dispositions de l'article 356 de la loi n° 63-17 relative à la mobilité, aux transports terrestres, aux transits et à la sécurité routière de la République dominicaine, qui devient alors connue sous le nom d'Opérateur de services d'autobus métropolitains (OMSA).
En vertu de cette nouvelle disposition, Omsa devra fournir au MOPC son rapport annuel comprenant sa situation financière, son état des revenus et des dépenses, son rapport annuel d'activités et d'autres rapports.
Le ministre de la Présidence, ou la personne qu’il désignera pour le représenter, restera membre du conseil d’administration, de même que le ministre des Finances.
L'OMSA sera dotée d'un vice-président exécutif, qui cumulera les fonctions de directeur général, nommé par décret présidentiel. Ce vice-président aura voix au chapitre au sein du conseil d'administration. Un secrétaire sera également nommé par le pouvoir exécutif.
Le décret stipule dans l'un de ses considérants que l'affiliation d'Omsa au MOPC permettrait une coordination plus efficace avec Intrant, « contribuant à l'efficacité et à la transparence de la gestion du service de transport public, ainsi qu'à une meilleure supervision et un meilleur contrôle ».
Le document justifie la mesure sur le fait que « conformément à l'article 9, numéro 16 de la loi 63-17, il est de la responsabilité du MOPC, en coordination avec l'Institut national du transit et des transports terrestres (Intrant), d'assurer le respect des réglementations relatives à la circulation et à la sécurité routière du réseau national d'infrastructures de transit et de transport terrestre.
Le gouvernement a pris des dispositions pour transformer Omsa en une société publique conformément à la loi 63-17 sur la mobilité, les transports terrestres, le transit et la sécurité routière, qui, dans son article 356, abroge le décret qui avait créé cette institution en 1997.
Ce règlement ordonnait que « l'OMSA soit transformée en une société publique ou mixte public-privé assurant le service national de transport par autobus » et chargeait le pouvoir exécutif de publier le décret « pour la transformation institutionnelle, administrative, technique et opérationnelle ».
Source : Diario Libre.




