« L’État a pour priorité d’élaborer et de mettre en œuvre, par la loi, un plan d’aménagement du territoire qui assure l’utilisation efficace et durable des ressources naturelles du pays, conformément à la nécessité de s’adapter aux changements climatiques. » Article 194 de la Constitution.
SAINT-DOMINGUE.- La République dominicaine commémore aujourd'hui, 6 novembre 2021, le 177e anniversaire de la Constitution dominicaine, la loi la plus importante au sein de la pyramide des lois d'un pays, qui régit les normes de la coexistence sociale.
Nous extrayons le contenu des principales dispositions de la Magna Carta qui concernent le domaine immobilier.
L’article 59 consacre le droit au logement. « Toute personne a droit à un logement décent assorti des services essentiels. L’État doit créer les conditions nécessaires à l’exercice effectif de ce droit et promouvoir les plans de logement et les établissements humains d’intérêt social. L’accès légal à la propriété immobilière est une priorité fondamentale des politiques de promotion du logement social », stipule la principale norme juridique de la République dominicaine.

La quatrième section aborde la question des droits collectifs et de l'environnement, un sujet d'actualité pour le secteur immobilier compte tenu du besoin mondial actuel de développer des espaces écologiques face à la menace que représente le changement climatique pour l'humanité. L'article 66 de la Constitution définit les droits collectifs et diffus.
L’État reconnaît les droits et intérêts collectifs et diffus, qui s’exercent dans les conditions et les limites fixées par la loi. En conséquence, il protège :
1) La conservation de l’équilibre écologique, de la faune et de la flore ;
2) Protection de l'environnement ;
3) La préservation du patrimoine culturel, historique, urbain, artistique, architectural et archéologique.
L’article 67 concerne la protection de l’environnement. « Il incombe à l’État de prévenir la pollution et de protéger et de préserver l’environnement pour le bien des générations présentes et futures. » En conséquence :
1) Toute personne a le droit, individuellement et collectivement, à l’utilisation et à la jouissance durables des ressources naturelles ; à vivre dans un environnement sain et écologiquement équilibré, propice au développement et à la préservation des différentes formes de vie, du paysage et de la nature ;
2) L’introduction, le développement, la production, la possession, la commercialisation, le transport, le stockage et l’utilisation d’armes chimiques, biologiques et nucléaires et de produits agrochimiques internationalement interdits, ainsi que de déchets nucléaires, toxiques et dangereux, sont interdits ;
3) L’État encouragera, dans les secteurs public et privé, l’utilisation de technologies et d’énergies alternatives non polluantes ;
4) Dans les contrats conclus par l’État ou dans les permis accordés qui impliquent l’utilisation et l’exploitation des ressources naturelles, l’obligation de conserver l’équilibre écologique, l’accès à la technologie et son transfert, ainsi que de remettre l’environnement dans son état naturel, s’il est altéré, seront considérés comme inclus ;
5) Les autorités publiques doivent prévenir et maîtriser les facteurs de dégradation de l’environnement, imposer des sanctions légales, établir une responsabilité stricte pour les dommages causés à l’environnement et aux ressources naturelles et exiger leur réparation. Elles doivent également coopérer avec les autres nations à la protection des écosystèmes le long des frontières maritimes et terrestres.
La section IX porte sur l'aménagement du territoire et l'administration locale. Son premier chapitre explique l'organisation du territoire.
L’article 193 de la Constitution énonce les principes d’organisation territoriale. « La République dominicaine est un État unitaire dont l’organisation territoriale vise à promouvoir son développement intégral et équilibré ainsi que celui de ses habitants, compatible avec leurs besoins et avec la préservation de leurs ressources naturelles, de leur identité nationale et de leurs valeurs culturelles », précise-t-il.
Il est précisé que l'organisation territoriale se fera conformément aux principes d'unité, d'identité et de rationalité politique, administrative, sociale et économique.
L’article 194 porte sur le plan d’aménagement du territoire. « L’État a pour priorité d’élaborer et de mettre en œuvre, par la loi, un plan d’aménagement du territoire qui garantisse l’utilisation efficace et durable des ressources naturelles du pays, conformément à la nécessité de s’adapter aux changements climatiques. ».




