Marché immobilier domestique : Deux projets de loi actuellement examinés par le Congrès national visent à alourdir les sanctions...

Deux projets de loi actuellement examinés par le Congrès national visent à alourdir les peines pour fraude dans le pays

SAINT-DOMINGUE.– Tant le projet de loi sur la poursuite et la judiciarisation des organisations criminelles, que le pouvoir exécutif a soumis cette semaine au Congrès national, que le projet de loi sur l'intermédiation immobilière actuellement examiné par une commission spéciale de la Chambre des députés, prévoient des peines plus sévères pour les personnes qui commettent des fraudes en République dominicaine.

Dans la section VI « relative aux crimes d’escroquerie de masse », le document soumis par le président Luis Abinader stipule : « Ceux qui, utilisant des noms et qualités d’emprunt ou employant des pratiques frauduleuses, par action ou omission, dans l’intention de réaliser un profit, utilisent la tromperie ou des manœuvres frauduleuses pour attirer des actifs auprès d’une pluralité de personnes, avec la promesse de leur procurer un avantage pécuniaire, commettent le crime d’escroquerie de masse. ».

La loi, dont l'objectif, dit-elle, est d'établir des règles efficaces pour la détection, la poursuite, la juridiction et la punition des actes de criminalité organisée qui y sont caractérisés, stipule que les personnes coupables de fraude massive seront punies de peines de 3 à 10 ans de prison et d'une amende de cent à 3 mille salaires minimums.

Le Code pénal actuel de la République dominicaine établit dans son article 405 une peine de six mois à deux ans d'emprisonnement correctionnel, pour fraude, et une amende de vingt à deux cents pesos.

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L'article 55 du projet de loi visant à réglementer l'intermédiation immobilière dans le pays propose que les crimes immobiliers comportant des « circonstances aggravantes » soient punis d'une peine pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison et jusqu'à 100 salaires minimums, en prenant comme référence ce qui est payé dans le secteur public.

« Les actes punissables susmentionnés seront sanctionnés d’une peine d’emprisonnement de quatre (4) à dix (10) ans et d’une amende de cinquante (50) à cent (100) salaires minimums correspondant au secteur public si deux (2) ou plus des conditions suivantes sont remplies. » Ceci concerne :

  1. S’il y a plus de dix (10) victimes ;
  2. Si les victimes sont particulièrement vulnérables en raison de leur âge, de leur sexe, de leur maladie, de leur handicap, de leur déficience physique ou mentale, à condition que cette situation soit évidente ou connue de l’auteur des faits ;
  1. Si l’infraction est commise par plusieurs personnes, agissant en tant qu’auteurs ou complices, qu’elles forment ou non une association criminelle ;
  2. Si les valeurs fraudées par les actions indiquées dans l’article précédent sont égales ou supérieures à deux mille (2000) salaires minimums du secteur public.

L'article 54 du projet de loi visant à réglementer l'intermédiation immobilière en République dominicaine établit que les crimes d'action publique qui ne sont pas considérés comme des circonstances aggravantes seront punis de peines de deux (2) à cinq (5) ans d'emprisonnement majeur, ainsi que du paiement d'amendes de vingt (20) à cinquante (50) salaires minimums correspondant au secteur public.

Classer les actions suivantes comme étant punissables :

Les personnes qui, sciemment ou en ayant des raisons de le savoir, font ouvertement la promotion et sollicitent des fonds auprès du public, directement ou par l'intermédiaire de tiers, en promettant de développer tout type de projets immobiliers dans les cas suivants :

Qu'il ne possède aucun droit de propriété sur le terrain où le projet est destiné à être réalisé, ni la capacité financière minimale requise pour le mener à bien.

De même, seront considérés comme illégaux les actes de personnes qui utilisent les fonds reçus pour le développement ou la construction de biens immobiliers et de projets immobiliers à leur profit personnel ou à une fin autre que celle pour laquelle ils ont été attribués, mettant ainsi en péril la réalisation et la livraison des biens requis.

Cela inclut également ceux qui simulent l'existence de projets immobiliers inexistants dans le seul but d'attirer de l'argent ou des investissements de toute nature.

Le projet de loi qui « réglemente l'intermédiation immobilière » représente une nouvelle tentative du pays de se doter d'un outil établissant les règles de la pratique de l'immobilier dans le pays, une profession qui a connu une croissance significative ces dernières années en République dominicaine.

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