SAINT-DOMINGUE – Bienvenido Paulino, agent immobilier chevronné avec près de quatre décennies d'expérience dans le secteur, estime que le rôle du référent devrait être pris en compte dans la loi pour réglementer l'intermédiation immobilière en République dominicaine.
Selon ses déclarations, il s'agit d'un dénominateur qui a toujours existé et qui est en fait prévu à l'article 8 du Code de déontologie de l'Association des agents et sociétés immobilières (AEI), qui lui attribue 10 % lorsque le référent est un courtier immobilier.
Selon Paulino, il s'agit du même système utilisé entre les agents immobiliers et les banques, où les premiers reçoivent une commission pour chaque client qu'ils orientent vers les banques.
Il a expliqué qu'il fallait établir des règles claires dans les contrats ou avec toute personne avec laquelle ce type de négociation était mené, précisant clairement les responsabilités du référent.

Bienvenue Paulino. (Source externe).
« De la même manière que nous percevons actuellement des commissions des banques, nous ne sommes que des intermédiaires de prêts, et nous ne sommes pas banquiers. Et elles nous versent une commission, alors pourquoi ne pas renoncer à cette commission de recommandation de la banque commerciale ? » a demandé le directeur général de Plusval Venta Directa, soulignant que ceux qui ne travaillent pas dans l'immobilier ne devraient pas être exclus du rôle d'agents de recommandation.
« Nous devons être prudents car, en 38 ans d'expérience dans cette profession, j'ai toujours entendu parler de ce chiffre », a-t-il fait remarquer.
Il a estimé qu'il ne faudrait pas qu'un agent de sécurité ou un chauffeur de taxi devienne simplement un apporteur d'affaires, mais plutôt les récompenser. « Je suis toutefois entièrement d'accord pour dire que cela doit rester dans le cadre légal, car la notion d'apporteur d'affaires a toujours existé dans ce secteur », a souligné Bienvenido Paulino.
Selon lui, il n'est pas nécessaire d'établir un type de commission, mais plutôt, lorsqu'on fait affaire avec un apporteur d'affaires, de définir dès le départ quelle est sa participation.
Il a ajouté que l'implication du parrain devrait se limiter au versement par l'agent d'une partie de sa propre commission, et non à la totalité de la transaction. « Cela devrait être prélevé sur ma part, car il me recommande moi, et non l'autre partie », a précisé Paulino.
Il a déclaré respecter l'opinion de ses collègues qui ont adopté une position contraire à la sienne.
Que dit le code de déontologie de l'AEI ?
L’article 8, section C, relatif à la répartition des commissions, stipule ce qui suit dans le Code de déontologie de l’AEI : « Lorsque le rôle d’un courtier agréé (CA), ou d’un groupe de CA, se limite à mettre en relation le courtier du vendeur et celui de l’acheteur, et en l’absence d’accord écrit contraire, il est convenu que ce service de mise en relation sera rémunéré à hauteur de 10 % de la commission totale de la transaction. Si des tiers, extérieurs à la profession, prennent contact et demandent une part, il est convenu que ce service de mise en relation ne pourra excéder 5 % de la commission totale de la transaction. Ce pourcentage est communément appelé « la commission du référent ». ».




