SAINT-DOMINGUE.- Le nouveau Code pénal de la République dominicaine, promulgué dimanche dernier par le président Luis Abinader et qui entrera en vigueur en août 2026, établit des sanctions sévères pour les cas de fraude immobilière.
Selon le cadre pénal, les infractions qui touchent l'immobilier seront considérées comme « aggravées », une nouvelle classification qui n'existe pas dans le code actuel, en vigueur dans le pays depuis 1884.
L’article 238 du nouveau Code pénal établit que « la fraude aggravée sera punie de cinq à dix ans d’emprisonnement et d’une amende de dix à vingt salaires minimums dans le secteur public ».
Selon le code approuvé, qui est contenu dans la loi 74-25, la fraude — qui consiste à tromper une autre personne par des manœuvres frauduleuses ou l'utilisation d'une fausse identité — peut être punie de trois à cinq ans d'emprisonnement mineur en général.
Cela représente un changement par rapport à la réglementation actuelle, qui prévoit des peines de six mois à deux ans de prison pour fraude, sans distinction entre les types spécifiques ou les facteurs aggravants.
En outre, l’article 239 traite des fraudes collectives, qui se produisent lorsqu’une personne, soit de manière indépendante, soit au nom d’autres personnes, fait appel au public pour collecter des fonds dans l’intention de tromper.
« Quiconque fait appel au public, que ce soit pour son propre compte ou en qualité de dirigeant ou d’employé, réel ou supposé, d’une société ou d’une entité, publique ou privée, pour obtenir la livraison de titres ou de fonds, l’émission de titres ou pour collecter des fonds à des fins d’aide sociale, commet une fraude collective », stipule le texte de loi.
Le cadre réglementaire prévoit de sanctionner ces comportements par des peines de prison de cinq à dix ans et des amendes équivalentes à dix à vingt salaires minimums du secteur public.
Un pas vers la justice moderne
Le dimanche 3 août, le président de la République a promulgué le nouveau code pénal dominicain, après des décennies de tentatives infructueuses de modernisation du système.
« Cette mise à jour dote le système pénal dominicain d’outils modernes pour lutter contre la criminalité sous toutes ses formes, y compris le crime organisé, et pour garantir la protection effective des victimes, conformément aux principes d’un État social et démocratique régi par l’État de droit », a annoncé la présidence dans un communiqué.
Ils ont également déclaré qu'avec la promulgation du nouveau code, le pays abandonnerait un cadre réglementaire « anachronique » pour laisser place à un modèle de justice moderne.




